Rassegna storica del Risorgimento
FOSCOLO NICOL?
anno
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1935
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pagina
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503
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L'attentato Orsini nei documenti e nella stampa del Belgio 503
ont era pouvoir arriver d'un seul coup à Fanéantissement du despotisme Européen, en essayant de briser la clef de voùte de Védifice. Mais la fortune a traili leurs espérances et à Fheure où nous écrivons ces lignes, ces malheureux soldats de la cause républicaine attendent au fond des cachots que la justice imperiale leur fasse expier le crime... de n'avoir pas réussi. Cette tentative a soulevé de la part de presque tous les jour-naux une tempète d'imprécations contre les auteurs... Ce sont, disent des écrivains courageux, des ladies assassine, d'infàmes scélerats. Tout beau, Messieurs, ...un peu de pudeur, s'il vous plait, et avant de condamner d'une facon aussi brutale non seulement l'action mais encore les intentions de ceux qui ont agi, recueillez-vous un peu, et demandez-vous, a in si que nous l'avons fait, vous mèmes, quels sont ces hommes et quel mobile a pu les pousser à une entreprise aussi périlleuse, aussi téméraire? Ce sont des proscrits italiens, n'est-ce-pas? Eh bien, l'ar-mée frangaise est à Rome, de sa main de fer elle pès sur les destinées de ce mal'heureux pays, par elle tonte tentative d'affranchissement, tout espoir d'émancipation devient impossible pour le peuple italien. Or, ne peut on pas admettre qu'il entrait dans la pensée à tort ou à raison, que la mort de celui qu'ils espéraient atteindre devait étre pour leur patrie le signal de la délivrance? Quant à ceux qui pouvaient ètre et qui ont été en effet si malheureusement atteints, que pouvait peser aux yeux de tels hommes cette considération en présence des ces in-nombrables victimes, leur compatriotes, gémissant sur la terre d'exil ou dans les oubliettes de la papauté, par le seul fait de Voccupation francaise? Et puis, Messieurs de la presse sérieuse, méditez ces paroles échappées, à l'un de vous à la première nouvelle de l'événement: c'est une eloquente lecon à l'adresse de ceux qui veulent faire rétrograder le siede. Ce cri de la conscience... en dit beaucoup plus que tout ce que nous pourrions dire. C'est un éclatant témoignage porte devant le tribunal de l'opinion publique contre ceux dont le despostisme brutal ne laisse aux citoyens oVautre alternative que Vesclavage ou le meurtre. Il faut, dites-vous, que tous les journaux sans distinction de parti soient una nimes pour flétrir ces hommes de song qui ne reculent devant rien pour satisfaire leur ambition ! L'histoire contemporaine est assez bien four-nie, ce nous semble, de cette sorte de gens. Nous en avons tous connu, nous en connaissons encore qui sont à bon droit passés maitres en cette matière, et dont les citoyens du 14 janvier pourraient bien n'ètre que les élèves. Nous en avons vu à Strasbourg en 1836, à Boulogne en 1840.*, ils voulaient monter au pouvoir coùte que coùte. Et en décembre... chut! nous dit un ami en arrétant notare piume : craignez que la