Rassegna storica del Risorgimento
FOSCOLO NICOL?
anno
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1935
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pagina
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505
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L attentato Orsini nei documenti e nella stampa del Belgio 505
4* alinea: Le parjure et l'homicide triomphant dans la personne de Louis Napoléon, furent consacrés par l'Eglise.
58 alinea. Ce fut dans tous les journaux amateurs de servilité rémunérée, un touchant concert d'éloges envers l'homme providentiel qui avait relevé la religion par le parjure, l'ordre par le meurtre, et la famille par une dépravation notoire.
6* alinea: Ce fut depuis lors une sèrie non interrompue de fètes et de jouissances pour l'homme sombre et redoutable qui avait entrainé l'armée saoulée dans la complicité de son attentat.
7" alinea: ...et les descendants des vieilles familles patriciennes de l'Europe monarchique vinrent, tour à tour, tendre leur mains à la main sanglante de l'intrus couronné par la gràce du coup d'Etat. L'empereur de Russie, fort de sa dignité et de sa fierté antiques, a, plus longtemps que les autres, rechigné à cette amitié compromettante ; mais la nécessité a fait loi; et la valeur de l'armée francaise qui survi-vait à ses désastres moraux, a fait plier l'orgueil du Czar et a servi à l'exaltation du tyran bonapartiste qui a enfin réussi à amener à Stuttgart le puissant empereur de toutes les Russies, contraint de minauder des chatteries à son cousin d'occasion.
21 alinea : Quand on prépare son avénement par des gourdins et qu'on gouverne un peuple à la fburche, il est tout naturel que l'on froisse des milliers de gens, que l'on désole des provinces, que l'on ré-duise au désespoir des familles privées de leur chef sur la simple dé-nonciation d'un mouchard. Quand le mouchard est devenu la base du gouvernement, quand l'espionnage est la seule garantie de sa stabilite, quand le pére n'ose plus s'ouvrir au fils ni le fils au pére, quand enfin un pays tout entier est soumis à un système de terreur, de défiance et de tyrannie sans cesse ni tréve, faut-il s'étonner que les fureurs rentrées et les rancunes sourdes et implacables se résument à un moment donne dans un de ces attentats qui sont toujours des crimes et que nous déplorons comme tels, mais qui sont, en definitive, plus explicables et relativement plus légitimes que ces crimes mons-trueux par leur immensité et leur audace qu'on appello des coups d'Etat, lorsque ce sont des crimes réussis.
Déjà à plusieurs reprises, il a été attente à la vie de Louis Bona-parte. Tantót c'étaicnt (les auteurs de ces attentats) des néophytes par trop fervents et qui voyaient avec raison en l'empereur l'assassin de la république et de la liberto qu'ils voulaient reconquérir...
26" alinea : Jeudi dernier. encore, à la porte de l'Opera, une machine a éclaté, tuant diverses personnes de l'entourage bonapartiste,