Rassegna storica del Risorgimento

VENETO ; FRANCIA
anno <1935>   pagina <561>
immagine non disponibile

Nuova luce sulla diplomazia francese e la questione veneta 561
à Berlin.l) Mais Francois-Joseph et le parti militaire autri-chien ne ponvaient se résigner à admettre que l'Autriche cessàt de dominer l'Allemagne et l'Italie, et ils ne surent pas abandonner Venise à temps. A la proposition francaise de réunir un Con grès où auraient siégé, outre les puissances in-téressées, la France, l'Angleterre et la Russie, le C.te Mens-dorff opposa une véritable question préalable en ce qui con-cernait la Vénétie, devenue la cléf de voùte de la paix euro-péenne . Pour VAutriche9 affirma témérairement le ministre de Francois-Joseph, il rCy avait pas de question venitienne, cette province appartenait aux Habsbourg en verta de traités parfaitement réguliers, leur ayant été remise en échange des Pays-Bas et il ajouta cette remarque qui ne pouvait guère plaire à l'Ami)assadeur de France La Vénétie est à VAutriche cornine la Lorraine est à la France (Dép. du Due Gramont -Vienne, le 22 mai 1866).
En recevant la décevante réponse de Vienne, M. Drouyn de Lhuys ne put dissimuler sa mauvaise humeur. En marge de la dépèche de son Ambassadeur, il écrivit ces réflexions: On disait à Vienne, avant la guerre de 1859, quHl ri*y avait pas de question italienne. Ce sont les évènements et la force des choses qui posent les questions. L'union de la Lorraine à la France ne tieni pas en échec la paix de VEurope . Malgré ces dispositions peu rassurantes de la Cour de Vienne, le 24 mai 1866, la France adressa, à l'Autriche et à l'Italie, une invitation pour une conférence, à laquelle seraient représen-tés la Reine Victoria, l'Empereur Alexandre II et Napo-léon III, pour discuter sur les affaires qui menacent de troiibler la paix de VEurope . L'Italie accepta officiellement l'offre du Cabinet de Paris, le 1" juin 1866; mais, en signifiant Padhésion du Royaume, La Marmora prit soin de faire con-naitre sans réticences, qu'en ce qui le concernait, la cession
1) Mensdorff à Drouyn de Lhuys, Ics 7 et 12 mai 1866.