Rassegna storica del Risorgimento

VENETO ; FRANCIA
anno <1935>   pagina <562>
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Cesare Vidal
de la Vénétie serait demandée cornine garantie de la paix car la domination de FAutricke sur des provinces italiennes créait entre FAutricke et FItalie un antagonismo, qui touckait aux bases mèmes de Fexistence des deux Etats; La Mann ora, en conclusion, ajouta que VItalie était persuadée que la réu* nion diplomadque projetée aiderait à la solution déjà jugée indispensable, il n'est pas téméraire de le dire, dans la cons~ cience de FEurope (Le B"0* de Malaret à Drouyn de Lhuys, le 1" juin 1866). Par amour de la paix, le Cabinet de Florence avait cru ne pas devoir décliner l'offre pacifique de Napo-léon III, mais par un sentiment d'honneur national bien com-préhensible, il eut préféré une victoire à un Congrès diploma' tique *) et il regrettait presque Finutilité de ses préparatifs militaires 2 Une fois de plus, Vienne devait tout faire échouer. Le 28 mai 1866, le Prince Metternich 3), Ambassadeur d'Au-tricbe à Paris, presenta, à la Cour des Tuileries, un commu-niqué rendant sans objet la conférence projetée. La lecture de ce document montre à quels préjugés d'entètement se laissait aller l'entourage de FrancoisJosepb: Nous ne voyons pas comment la question de Venise pourra etre portée devant un Congrès précisait la note autrichienne. Nos titres à la possession de cette province sont incontestables au point de vue du droit public de FEurope, Le Gouvernement du Roi Victor Emmanuel ri*a aucun objet de compensation à nous offrir pour nous engager à nous desister de nos droits. Aussi longtemps que nous nous sentirons en état de repousser une invasion par les armes, nous garderons ce qui nous appartiene
i) Dep. du B"n de Malaret, 27 mai 1866.
2) D*aprèa les rapporta adressés à Paris par le B010 de Malaret, le Gouver­nement Itali en avait appelé, stras les drapeaux, les classes 1845 et 1844. Le 2 mai 1866, la Banca Nazionale lui avait ouvert un crédit de 250 millions et le 7 mai, un décret avait autorìsé les enròlements de volontaires dont l'effectif devait etre porte a 40 Bataillons le 30 mai, en memo temps, d'importaiits travaux de forti-fication avaient été entrepris à Crémone. En general, la presse était peu pacifique et elle faisait de la guerre une question d'honneur national.
3) Le fila du fameux cnancclier.