Rassegna storica del Risorgimento

VENETO ; FRANCIA
anno <1935>   pagina <565>
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Nuova luce sulla diplomazia francese e la questione veneta 565
de salut qui lui venait de Paris d'une facon aussi inattendue. Le 29 au soir, l'acceptation, par l'Autriche, des propositions francaises paraissait certaine; le lendemain 30, eut lieu un conseil des Ministres, sous la présidence de l'Empereur Fran­coisJoseph, Il n'en sortit que des réserves restrictives au consentement de l'Autriche, réserves équivalant à une fin de non recevoir. L'Autriche n'acceptait plus de sièger à la conférence de Paris qu'à condition que les autres puissances déclareraient préalablement qu'elles ne songeaient à aucun agrandissement. Vienne faisait de la Vénétie une question d'honneur et de dignité, en déclarant qu'elle ne la céderait qu'après la guerre. w Le lcr juin, elle fìt connaitre les raisons de son intransigeance aux trois puissances; faisant ressortir- quHl était impossible de compier sur une heureuse issue des délibérations proposées , comme contraires au droit public-européen et aux traités Chose extraordinaire, l'Autriche sou-leva la question des Etats Pontincaux en exprimant quelque-surprise du fait que le Gouvernement du Pape n'était pas égale-ment convié à prendre part à des délibérations concernant le a différend italien (sic) ; la situation de VItalie ne pouvant ètre examinée sans quHl fùt tenu compte des intérèts de la Pa-pauté, la souveraineté temporelle du Saint Siège étant un fait reconnu par tous les Gouvernements . A Paris, on éprouva du regret en voyant s'évanouir cette ultime espérance de
) D'après les Mémoires du Prince de Biilow, le xevixement autricken et la mise en question du problème des Etats de PEglise aurait été le fait de l'action de Mau­rice Esterhazy, Ministre sans portefeuille, au cours du conseil du 1" juin. Il se serait rendu à la Hofbourg pour déclarer, a Francois-Joseph, que Phonncur de la religion ordonnait de combattre les Italiens non pour garder la Vénétie, encore moins pour reconquérir la Lombardie, mais pour rendre, au Pape, les territoires qui lui avaient été arracbés en 1860 et, en tout cas, pour lui garantir le patrimoine de Saint Pierre.
C'est à ce moment que se place aussi un épisode peu connu de 11 Histoire du Risorgimento: l'échec de la rnission secrète du Gomte Malaguzzi, envoyé à Vienne,, par le Boi Victor-Emmanuel II, pour négocier, avec l'Autriche, un règlement paci fique de la question de Vénétie. Il paratt que le Roi Galantuomo aurait fait le sacrifice de sa Couronne si sa personne devait è tre un obstacle aux concessions territoriales de l'Autriche. C'est un des plus dramatiques épisodes de la politique personnelle de Victor-Emmanuel II, politique qui mériterait d'attirer davantage l'attention des bistoriens.
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