Rassegna storica del Risorgimento
VENETO ; FRANCIA
anno
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1935
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568
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Cesare' Vidal
Le soir mème de Sadowa, l'Anxbassadeur d'Àutriche s'était présente à Drouyn de Lhuys pour lui communiquer un télégramme au sujet de propositions de sa Cour:
L'Autriche cédait, à la France, la Vénétie, en lui demandarti que : 1 La France occupdt les forteresses de cette province et obtìnt de VItalie un armistice.
2 Que, pendant la cession, l'armistice fut règie par une convention definitive permettant à VAutriche detransporter, enAl-lemagne, le matèrici et les troupes qui se trouvaient en Vénétie .
Surpris par cette démarche inattendue, le Gouvernement de Napoléon III répondit que sHl acceptait en principe la cession de la Vénétie, il ne pouvait pas proposer la cessation des hostilités à la Cour de Florence seulement, puisqu'il y avait partie liée entre elle et la Prusse; mais qu'il était prèt à agir en faveur d'un armistice auprès de ces deux puissances et qu'il y ajouterait la proposition d'une mèdiation sur les bases de la lettre de l'Empereur du 11 juin . L'Autriche accepta et, le 4 juillet 1866, Napoléon III écrivit aux souverains de Prusse et d'Italie. A ce dernier, il s'adressa en ces termes:
Sire,
ISEmpereur d'Àutriche, accédant aux idées émises dans ma lettre à M. Drouyn de Lhuys, me cède la Vénétie et se déclare prèt à accepter ma médiation pour amener la paix entre les belligérants. L'armée italienne a eu Voccasion de montrer sa valeur, une plus grande effusion de sang devient donc inutile et VItalie peut atteindre honorablement le but de ses aspirations par un arrangement avec mai sur lequel il sera facile de nous entendre.
J'écris au Roi de Prusse afin de lui faire connattre cette situation et de lui proposer pour VAllemagne, ainsi que je Jais à Votre Majesté pour VItalie, la conclusion d'un armistice corame préliminaire des négociations de paix.
De Votre Majesté, le bon frère Napoléon .