Rassegna storica del Risorgimento

VENETO ; FRANCIA
anno <1935>   pagina <571>
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Nuova luce sulla diplomazia francese e la questione veneta 571
désirait une victoire sur les Autrichiens comme condition
directe de la cession de la Vénétie et qu'il désirait a la réu-
nion à VItalie de lafraction du Tyrol qui longe le lac de Garde .
Effectivement, l'armée de Cialdini franchit le Po le 9 juillet
et les hataillons de volontaires esquissèrent un mouvement
en direction de Trente. Le départ du Prince Napoléon fut
ajourné et, jusqu'au 21 juillet 1866, M. de Malaret ne vit
personne, tous les hommes politiques italiens s'étant rendus
au quartier general. Le 22 juillet, Ricasoli, après l'affaire de
Lissa, accepta le principe d'un armistice 2* et Napoléon III
fìt savoir, le surlendemain, que La Vénétie serait remise à
Vltalie sans condition, sauf naturellement, Vobligation pour le
Gouvernement Italien de prendre à sa charge la dette afferente
à la Vénétie et, qu'en mème temps, il adressait une lettre
à Victor Emmanuel pour lui demander d'appeler la Vénétie
à disposer d'ellemème de ses destinées par le suffrage uni-
versel .3) Le Ministre de Trance se rendit à Ferrare pour
rejoindre Ricasoli qui s'opposa à la procedure envisagée par
Napoléon III. Il fit valoir les arguments suivants:
1 Le Gouvernement Italien ne peut donner son adhésion, mème à une simple suspension d'armes avant d'a-voir réglé, de concert avec le Gouvernement de l'Empereur, les préliminaires de la paix qui touchent directement aux intérèts de l'Italie.
2 La réunion de la Vénétie à la Monarchie Italienne sera consaeree par un pléhiscite sans que l'Italie ait à prendre acte de la substitution d'une tierce puissance dans l'état de possession de l'Autriche.
3 Par le fait de cette réunion, la Vénétie devenait, de plein droit, maitresse d'elle-méme et une cession directe ou indirecte n'était point nécessaire.
i) Dep. du 7 juillet 1866.
2) Dep. du 22 juillet 1866.
3) Archives da Quai d'Oraay, F. Florence.