Rassegna storica del Risorgimento
VENETO ; FRANCIA
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1935
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Cesare Vidal
4 Le Gouvernement Italien devra figurer au traité de paix en parfaite parité avec la Prusse et Verone sera remise à l'Italie sans intermédiaire.
5, L'étendue à remettre à l'Italie sera déterminée par la nationalité des habitants et en tenant compte des condi-tions géographiques et militaires indispensables à la sécurité des frontières.
6. Neutralisation de PIstrie à la paix et octroi du statut de ville libre à Trieste sans faire de cette demière clause une condition essentielle de Fassentiment du Gouvernement Italien à une suspension des hostilités et à un armistice . 2)
Le Ministre de France répondit en déclarant que ces conditions n'étaient ni opportunes ni possibles . 3)
Mais, en dehors de la diplomatie oflicielle, le Prince Na-poléon multipliait ses efforts, auprès de Victor Emmanuel et de ses ministres, pour obtenir un armistice. Le 22 juillet, il avait rejoint le Roi et Favait trouvé bien dispose quoique peu enclin à agir en dehors de son Président du Conseil . Victor Emmanuel appela, auprès de lui, Ricasoli ainsi que La Marmora qui se trouvait alors à Rovigo. Le Roi, désireux de ménager Napoléon III, donna sa parole au Prince Napo-léon qu'il était prèt à envoyer un omcier au quartier general autrichien pour règler la suspension des hostilités et il prò-mit que cette démarche serait faite dans le plus bref délai possible; le lendemain mème (23 juillet) sur Pordre du Roi, un officier italien était parti pour Verone.4* Mais ce gesto ne réglait point la question de Trente, qui domina désormais
1) Cétait poser la question du Trentin.
2} Le texte de la réponse de Ricasoli morite d'ètre étudié pour mieux coni-prendre le sens dea négociations diplomatiques entreprises par l'Italie au début de la Grande Guerre, avant sa rupture avec les puissances centraleB (Ce document est conserve aux Archives du Quai d'Orsay au F. Florence 1866).
3) Dep. du Baron de Malarct, Ferrare, le 24 juillet 1866.
4) Le Colonel Drìquet qui concini;, le 25 juillet 1866, avec le Commandant autrichien de la place de Legnago une suspension d*hostilités de 8 jours.