Rassegna storica del Risorgimento

VENETO ; FRANCIA
anno <1935>   pagina <573>
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Nuova luce sulla diplomazia francese e la questione veneta 573
l'esprit des dirigeants italiens. Ceux-ci, et Ricasoli en parti-culier, entendaient étre traités comme la Prusse, réclamer le Trentin et obtenir la remise de toutes les forteresses de Vé­nétie; tandis que Napoléon III avait stipulé l'intégrité terri­toriale de PAutriche, sauf la Vénétie, et qu'il n'entendait pas revenir sur ce qu'il avait promis. Selon le point de vue francais, la question de Trente bien que s'appuyant sur des motifs soutenables et plausibles au doublé point de vue des intérèts de FItalie et de la paix européenne ne devait ètre mise en avant que lors de la discussion de la paix et après la conclusion de l'armistice. Quant à la remise des forteresses par l'intermédiaire de la France, on la considerato, à Paris, comme n'ayant rieri de blessant pour Famourpropre italien .1J Ricasoli, tout en réservant des objections, admit qu'à la grande rigueur, on pourrait ne discuter du Trentin qu'à la paix, à condition que FEmpereur userait de son influence pour amener une paix conforme aux vceux de FItalie .2
Sur ce, dans la nuit du 24 au 25 juillet, on apprit, à Ferrare, les succès remportés dans le Trentin par les soldats de Medici, succès laissant espérer une prochaine entrée des Italiens à Trente. On regretta d'avoir, si hàtivement, consenti à une su-spension d'hostilités. ViscontiVenosta déclara, sans ambages, au Prince Napoléon, que l'armistice était désormais inadmis-sible, qu'aucun ministre ne consentirait à prendre, visà-vis du sentiment public, une aussi lourde responsabilité et que le Roi9 lui-mème, ne saurait Fencourir . Concrétisant sa pensée, ViscontiVenosta proposa la cession du Trentin moyennant une indemnité et il suggéra de fixer la frontière austroita-lienne par une ligne passant entre Trente et Bolzano et, pour le traité défìnitif, il demanda la remise directe des
i) Archìves du Quai iTOraay, F. Florence 1866.
2) M. de Malaret crut voir la main de la Prusse dans 1' attitude de Ricasoli. Le 22 juillet 1866, il avait écrit à Paris: La Prusse fait lei tous ses effbrts pour amener VItalie à refuser Varmistice et à lui donner, par là, un prétexte de continuer la guerre *.
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