Rassegna storica del Risorgimento

VENETO ; FRANCIA
anno <1935>   pagina <576>
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Cesare Vidal
en. laissant le Trentin à l'Autriche, ne pouvait, comme le prévit avec une rare perspicacité M. de Malaret, ètre une paix durable, l'Italie ayant, selon ce diplomate usinon le devoir, du moins la tentation très grande de se joindre aux ennemis de VAutriche .
Pour dissiper les nuages qui avaient assombri les rapports franco-italiens au sujet de questions de forme lors de la rétro-cession de la Vénétie, Napoléon III envoya en mission à Flo­rence son confìdent le General Fleuryx) et, à l'ouverture de la session du Parlement italien, Victor Emmanuel déclara, dans le discours de la Couronne La Patrie libre de toute domination étrangère (15 décembre 1866).
Le 31 décembre 1866, à l'occasion de la nouvelle année, M. de Malaret s'entretint une deridere fois, avec le Roi Victor Emmanuel, des évènements qui avaient marqué le retour de la Vénétie. Recevant séparement cbacun des membres du Corps diplomatique, selon le protocole, le Roi demanda, au Ministre de France, s'il était satisfait du discours de la Couronne. Sur ma réponse affirmative, écrit M. de Malaret, dans la curieuse relation qu'il donne de cette audience, Sa Majesté me dit quHl était impossible que Rome ne devint pas la capitale de V Italie, que le principe en était admis en Italie, que le fait se produirait beaucoup plut tòt qu'on ne le pensait, A mes objections, Victor Emmanuel répondit: MAIS ALORS FAITES-MOI LE PLAISIR DE ME DIRE QUELLE DIABLE DE CAPI­TALE VOUS VOULEZ QUE NOUS AYONS! . 2)
CESARE VIDAL
1) Il B' ag issai t de régler des détails rolatifs a la dette pontificale, aux biens de l'ex-Roi de Naples et d'obtenir, dans le prochain discours de la Couronne, l'intro-duction d'une phrase exprimant vVamitié et la reconnaissance pour V Empereur à Poccasion du retour de la Vénétie à l'Italie. Le 7 décembre 1866 fut signée une con­vention franco-italienne au sujet des dettes du Saint-Siège.
2) AL de Malaret au Ministre des Afitaires Etrangères, le 31 décembre 1866.