Rassegna storica del Risorgimento
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1935
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Bonaparte e Cesare de Laugier 447
et cela aus8Ì est bien une cause de mon sileuce. L'excellente Madame Fortini partant pour Fiale d'Elbe, je venx absolument qu'elle vons temette ma lettre, car je serais bien fachée qne von9 puissiez penser que je ne tiens pas à vons assurer de Fattache-ment qne nous vons portons tontes. Maman est presque aussi souflrante qne lorsque vons ètes parti. Ma tante a été bien malade; elle a eu le plaisir de voir Juliette cet hiver, et enfin d'avoir un petit-fils qne l'on a appelé Adolphe: j'ai fait le portrait de la petite Marie et je vons Tenvoie. J'y joins une lithographie que l'on a faite de moi, et qne vous placerez près de celle que vous avez de mon cher Napoléon.
J*apprends (et je aais avec peine) que vous ètes d'assez mauvaise humeur: je concoie bien qne cette existence monotone ne doit guère vous convenir: je sais aussi qne Ferdinand Fortini est dans la mème disposition d'esprit à Pistoia, et qu'il ne vent absolument pas demander un congé. Engagez-le à prendre des bains. Geux de Montecatini lui conviennent: je vais aller y passer une quinzaine de jonrs, pour tacher de me débarassar du mal de foie que je traine depuis... (sembra che debba leggersi six) années. Mad.me Fortini vons donnera de nos nouvelles; nons l'avons vue ce matin avec sa fille et son gendre, et ma tante lui a remis les deux paquets de papiers qne Juliette a apportés de Paris. Ecrivez-moi quand vous les avez recus, et ne dontez pas du plaisir qne j'aurai à recevoir de vous nouvelles, je serai plus exacte à vous donner des miennes.
Quant au projet de voyage à l'He d'Elbe, vous pensez que c'est difficile pour moi, seule Gomme je snis; on me dit que la maison de FEmpereur est très abandonnée et en mauvais état. Est-ce vrai?
Je vous remercie bien des choses obligeantes que vous me dites, et j'espère que vons ètes bien persuade des voeux qne nous faisons pour votre bonheur. (Si cepen-dant des gens raisonnables peuvent parler de bonheur !)
Recevez donc la nonvelle assurance de mes sentimens, Monsieur le Comte, et
croyezmoi bien sincèrement
votre affectionnée
Charlotte Napoléon.
Di Napoleone Luigi Bonaparte
(Senza intestazione e senza data)
Je vous remercie mille fois d'avoir essayé de louer la maison Marchi, faites-le
sans delai, si cela se peut. Ilfaudrait alors avoir la bonté d'écrire de suite à Gherardi.
H parait que Gazzeri a fait un petit peu le jésuite. Adien. Soignez-vous et croyez à
tonte mon amitié.
Nap.
(A tergo, di mano del De Laugier: Napoleone Bnonaparte. 8 luglio 1829).
Di Napoleone Luigi Bonaparte
Je vous remercie inOniment de votre lettre. J'aurais le plus grand bésoin de vous voir demain ou aujourd'hui, car je partirai après-demain. Adien.x)
(A tergo, di mano del De Laugier: Nap. Bnonaparte. 17 luglio 1829).
!) Sono poche righe tracciate in fretta su un breve pezzetto di carta, e a la firma
manca la firma.