Rassegna storica del Risorgimento
anno
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1935
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pagina
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448
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448 Raffaele Ciampini
Di Napoleone Luigi Bon aparte
Monsieur le Comte,
Je vous avais invite pour ce soir, croyant que nous resterions à la maison; maÌB ma tante étant malade, nous irons luì tenir compagnie.
J'espère que le plaisir que j'aurais eu à vous voir n'est que remis... Tona les samedis nous restons à la maison, et nous espérons vous voir sa medi pxochain.
Je profite de cette occasion pour vous donner l'assurance de ma parfaite esthne et considération.
Napoléon Louis.
(Manca qualsiasi indicazione di data).
Di Napoleone Luigi Bonaparte
Carissimo Capitano,
J*ai vu la lettre que vous avez écrite à ma Tante. Il y a déja plus de IO jonxs que je vous ai envoyé un bon sur Piatti libraire qui a de l'argent a moi: j'espère donc que vous voudrez bien payer les 2 mois à Marchi, de la manière dont nous sommes convenu, et en faisant attention qu'il a déja recu 45 franca en avance. Du reste je vous ai parie de tout cela au long dans ma dernière lettre.
Il parait que Marcai est revenu à la cbarge pour les 400 frs. (qu'il voulait que je bri prète) puisque vous en parlez à ma Tante. Vous me ferez bien plaisir de lui dire que je ne veux rien lui prter, pas méme au 8 pour cent. Avant mon départ de Florence j'ai place 2 sommes, une de 500 frs et une de 400 au 6 pour cent avec hypothe-que. Voilà pourquoi je vous avais prie de proposer à Marcai le mème arrangement pour les 400 frs. qu'il désire si ardemment.
Dans ma dernière lettre, et d'après ce que vous m'aviez écrit, que Marchi trou-vait ridicule des intérèts si forts, je vous priais de lui dire que pour l'obliger je me contentcrais de plus faibles intérèts, mais toujours avec bypothèque. Sans cela je ne donne pas méme un sol. Il me semble qu'on est excusable de tàcher de faire valoir son argent le mieux possible, quand on en a si peu que moi. Je vous demande mille fois pardon de toutes les peines que je vous donne.
Mes complimens à Gherardi: dites-lui que j'ai joué l'autre jour au ballon à St. Pierre, petite ville à 2 milles de Bagno, et que j'ai assez bien soutenu l*honnenr des joueurs de ballons de Serravezza.
Hier nous avons été au Cornerò, montagne enorme converte d'arbres super-bes et de frais paturages. Du haut de la montagne on apereoit d'un coté la vallèe Tiberine, celle de Florence, et les montagnes de Seravezza, et de l'autre tonte la Romagne, Forlì, Cesena, la... (illeggibile) de St. Marin, et enfin la mer Adriatìqne, qm étaxt converte de paranzelle. Je n'ai jamais rien vu de si beau.
Adieu, an plaisir de vous revoir. Vale et ama.
Napoléon.
(A tergo: NapoL Bon. 9 agosto 1829).