Rassegna storica del Risorgimento
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1935
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T Bonaparte e Cesare de Laueier 451
soxit descendus dans le tombcau sana jouir du bonlieur de voir Faigle Imperiale Napo-
leonique arracher à la Grifagne cette glorieuse couronne qui à elle seule appartiene
Notre sang tout entier nous devouenons avec joie à la satisfaction des manes du grand
Napoléon, disaient ces... (una parola illeggibile) reliques àl'excellent Prince Napoléon,
mort à Rimini1) en 1831; et avec emotion il repondait que si Dieu le recondnisait
sur le trone de son onde, il accomplirait leurs voeux. Ah combien j'aimais cet incompa-
xable jeune homme! Je ne puis pas en parler sane verser des larmes. Le 15 octobre
1830 nous partions à cheval de Serravezza, lui, la Princesse Charlotte, Mademoiselle
Juliette, et le chevalier Gherardi Angiolini, pour aller voir sur un batiment francais
à Viareggio, le premier drapeau tricolore arrivé sur nos plages. La journée était extreme-
ment ehaude. La sable reflechissait brillante (sic). Le Prince qui. aimait les militaires
m'obligea à mettre au milieu de la comitive et conter de quelle manière j'avais obtenu
ma première decoration de la Couronne de fer. JPavaig à ma droite les deux dames,
à ma gauche les deux (sic). Lorsque j'eus fini mon récit Gherardi impetueux me
demanda: Et quelle age avais tu ? 17 ans, je rèpond. Celui ci alors presque en déses-
péré s*écrie: Et moi que je n'ay 33 je n'ay encore rien fait pour mon peys! Tout d'un
coup le Prince, beau comme un Apollon, òte la pipe d'écume de mer qu'il avait à la
bouche, arrète son cheval et dit: Et moi donc qui n'a 25, que dois-je dire, moi que
tout enfant j'étais tous es jours sur les genoux du grand homme, et je devais selon
lui ètre l'heritier de sa couronne? . Emù et presque inspirò je m'empresse à mon tour
de m'écrier: Consolezvous, mon prince, console-toi, mon ami, la revolution de
juillet a ouvert le chemin du trone à Napoléon; vous ne manquerez pas de recueiflir
de lauriers. Pour moi peut-ètre, car j'ai 42 ans, Favenir est ferme, mais pour vous
toujours jeunes, c'est une porte ouverte à deux battans . Les femmes, les hommes
m'entourent, me serrent les mains et approuvent joyeusement ma prophétie. Helas,
quelques années après Fun après Fautre, les anatre de moi beaucoup plus jeunes
étaient disparus de la terre, et moi le plus vieux je pleurais sur leurs tombeaux!
Combien de reflexions pendant tonte ma vie ne m'a cause ce faible souvenir 1
Adieur, Mr. Boulay. Pardonnez la longueur de ma lettre.
Pour mieux vous prouver que j'ay toujours pensé sur le mème ton, je vous envoye une copie de Forare du jour dirige à mes soldats lorsque j'essaye (sic) la res-t aurati on du G.(rand) J).(uc). 2)
1) Non a Rimini, ma a Forlì. .
2) Si allude al tentativo di restaurazione granducale compratola) De Laugier nel 1849, e non ancora ben chiarito. La lettera, trovandosi fra le carte del D. L. nella brutta copia, non ha la firma.