Rassegna storica del Risorgimento

ESERCITO
anno <1935>   pagina <767>
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Confidenti della polizia piemontese nel Risorgimento 767
Il [est] évideut pour l'observateur un peu verse en matière politique etmrien suit graduellement les mouvemens, que si la Revolution a cesse un istant d'agiter les torchcs incendiaires au grand jour, ce n'est que pour agir avec plus de prudence dans rombre et le silence. On n ignore point que la république et la propagande, combattues dans les émeutes nen conservent pas moina leur audace, leur organisution et lenrs projets; ellea opèrent avec plus de défiance et n'en sont que plus a craìndre. Cette sitnation a été dernièrement méme avouée hautemcnt par m. de Montalivet à la séance du 10 mais à la chambre des députés en France.
La revolution conserve ses puissantes associations qui embrassent tonte la France et a'étendent ensuite dans la Belgique, l'Allemagne et tonte la Confédération Germa-nique, jusques à la Pologne. Ces peuples plus atationnairea, mais positifs, environnés de petits états libres dont ou leur fait envier les conatitutions, sont sourdenient et fortement travaillés; la propagande sait qu*ils sont difficiles à mouvoir, mais qu'une fois en mouvement, l'impulaion serait opiniàtre et terrible.
Je ne parlerai point ici des affiliations qui existent en Espagne, en Portugal, en Angleterre, ni des événemens qui semblent prèts à éclater dans ces royaumes et le Levant. Hs donnent une force d'ensemble puissante à cette vaste trame, mais ila ont une influence moins directe sur notre belle Italie, et par conséquent moins dangereuse. L'Italie, en effet, est depuislongtemps le point de mire le plus direct de la propagande et jamais elle ne pardonnera à Louis Philippe de ne l'avoir pas révolutionnée après les journées de juillet. Elle n'ignore pas qu'elie tronvera des nombreuses sympathies dans ses populations exaltées et la jeunesse ardente; aussi ses efforts tendent essen-tiellement de ce coté; c'cst de Marseille et de la Corse que ses agens se répandent à Gènes, a Iivourne, à Milan et Naples pour y faire des prosélytes et y entretenir le feu de la révolte; ila déploient dans ce ròle autant de prudence que de pénétration et avouent que ce n'est désormais que par un vaste et spontané embrasement qu'ils pourront assurer le triomphe de leurs projets; la France doit en étre le prelude.
J'ai eu rhonneur de vous exposer dans un précédent rapport que quoiqu' en general la population de Gènes soit presque exchisivement absorbée par ses intérèts matériels, elle ne prouve point de sympathie pour le Gouvernement actuel. La noblesse et le commerce professent in petto des opinions hostiles et si ces deux classes sont par elles-mèmes peu capables d'action, elles favoriseraient de leur influence et de leur argent une crise qui tendrait à un changement, si elles la voyaient solidement appu-yée, car elles ne se mettraient en avant qu'avec des assurances de succès; la noblesse surtout serait dans ce cas. Gènes par sa position peut donc se trouver un grand centre d'action et doit par ce motif etre par contre, un centre de déflance et de snrveillance.
Je suis parvenu à découvrir les noms d'une partie des meneurs de Marseille et de la Corse; ce sont à Marseille les sienrs: Calvo, Bérard, Rossi, Bernard, Roux, My, Audibert, Marron, Quinon neveu; tous affiliés actifs, ardens et courageux de la société dea amia du peuple et de la Uherté, qui continne à y exister et à correspondre par ses agens avec les complices dltaUe. - En Corse les aieurs: Arena, Costa, Forcwh. Marchi, Marasca, tona d'Ajaccio. Ceux de Bastia sont les sienrs: Santelh, Magp, Mariani, Orenga, Podestà. - De Iivourne je ne connais encore que les sieurs Nathan et Bloch; je croia que ce dernier était ici dernièremefat.
Je puia compter sur l'exactitude de eoa révélations, mais )e sais ausai que pour échapper à la aurveillancc dea pays qn'ila traveraent, ceux qui voyagent aont souvent munia de passeporta pria aoua d'autrea noma, choae malhenreusemeflt trop facile en France, terre classique des révolutions.
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