Rassegna storica del Risorgimento

ESERCITO
anno <1935>   pagina <769>
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Confidenti della polizia piemontese nel Risorgimento 169
une nouyelle tentative d'assassinat sur Philippe avait échcraé; que le coup de pistolet qu on lui avait tire au moycn d'une canne à ressorts ne I'avait pas atteint et que l'ai* teur de cotte généreuse tentative avait été arrété de suite; le narrateur se tordait les bras de désespoir et toute l'assemblée composée seulement de 11 personnes moi compris, d'imiter plus ou moina énergiquement le déplaisir de cette maladresse. On s'est livré alors à des débats qui ne manquaient pas de gravite pour des tetes aussi passion-nées, et j'ai encore recueOli des notes assez bonnes. Je ne m'occupe maintenant qu'à approfondir tout ce qui peut toucher à la delicate question dont nous nous ocoupons.
Je sais que le libraire Camoin prépare une expédition de journaux et pamphlet et j'espère savoir quels en doivent ètre les receveurs a Gènes et Livourne. Comptez sur toute mon activité.
Marseille, 30 juin 1836.
J'ai Thonneur de vous confirmer ma dernière depuis laquelle je n'ai pas perdn ni on tems; j'ai obtenu encore des renseignement précieux, les noms des correspon-d ants directs en Corse et en Italie, de la Société Républicaine et de leur manière de correspondre; le tout se trouvera consigné et développé dans un rapport plus détaillé que j'aurai l'honneur de vous adresser à mon arrivée. Il serait peu convenable de le faire avant.
Le nouvel attentat tenté sur Philippe a du l'ètre aussi sur ses deux fils en Italie; c'est Paffiliation parisienne dee Dévorants qui a dirige cette audacieuse entreprise mais les associations républicaines n'y ont pris aucune part; soit qu'elles ne crussent pas à la possibilité de son exécutìon, soit parceque la susdite association composée principalement de légitimistea ne leur offrait pas assez de garantie; cette affaire ne se rattachait à aucune de ces vastes trames des quelles dépend assez souvent le salut d'un empire. Les deux partis qui ont intére t à renverser l'ordre de choses actuel se servent l'un de l'autre mais se hatesent et ne cherchent qu'à se tromper provxsoirement pour s'écraser ensuite; j'ai l'assurance que tous deux travaillent fortement à renverser, mais aucune epoque est assignée et ils sont tellement traqués que leur méfiance est inouie et qu'ils ne font rien sans le signal des chefs qui les premiers doivent offrir leur tète en holocoste; ces chefs me sont connus.
Je serais parti le 3 par le Léopold, mais des motifs d'un haut intérèt m'enga-gent à préférer la Marie Christine partant le 5; en effet il est arrivé ici un personnage du comité Directeur (un secrétaire en Amérique de Jerome Bonapartc) et je sais qu'il doit partir par ce navire; je fèrai sa connaissance et j'ose espérer qu'enfìn se présente une oceasion de vous prouver et mon dévoument et mon zèle; il va faire le tour de l'Italie et doit étre muni de papiers essentiels: je suis trop bien initié maintenant pour que la chose puisse m'échapper si elle existe.
Personne de marquant n'a pris passage sur le Léopold et je vous garantis que le capitarne évite soigneusement tout ce qui pourrait le compromettre. D'ailleurs, sauf quelqnes rares cas, je vous réitère que c'est par la Corse que se répandent les poisons. Jusqu'au 3 j'aurai l'oeuil sur ce navire et s'il survient quelque chose je vous en don-nerai avis par le méme canal. A mon retour pour plus amples renseignemens.
J'ose espérer que vous serez satisfait de mon voyage. Agréez mes respectueuses
salutations. I '
P. S. On a arrété ce slatinici un ccrtain Massue róusin de 1 assassin du 25 conrant.