Rassegna storica del Risorgimento
ESERCITO
anno
<
1935
>
pagina
<
770
>
770
Carmelo Trasseìli
Tornato a Genova, riassumeva le sue osservazioni in un luna rapporto. S
Rapport présente à M.r le Directeur de PoUce à Genès, pas san dévoué 9m le 12 juillet 1836.
J'ai l'avantage de vous confirmer Ica differente rapports partiels que fai eulW neur de vous adresser de Marseille; permettez que je revienne sur les détails qui étaient énoacés afin de rendre mon exposé de ce jour plus lucide et plus cornata Vous y verrez que si je n'ai pas entièrement atteint le but que vous désiriez, je m'en suis approche autant que posaible. On peut en effct saisir habilement les circonstances mais il n'est donne à personne de les créer.Eidèle à ma promesse je ne vous citerai que celles que j'ai pu pénétrer, sans les altérer ni rien y ajonter.
Ainai que vous l'aurez vu par mes précédentes, malgré la défiance extrème dont s'enveloppent les ohefs de Section de la Société des amis du peuple, je parvins à leur inspirer apsez de confiance pour ètere admis parmieuxet assisterà une deleurs réunions.
Tout en approfondissant les élémens d'iusurrection que les sociétés lépubli-caines accumulent dans leur sein, par suite de l'impuissance des lois, je n*ai pu remarquer aucun des symptdmes qui dénotent à Poemi expérimenté l'approdie d'une crise imminente. Ces sociétés agissent entre elles avec ensemble et sont dirigéea par des hommes à exécntion et d'une rare prudence. Elles possèdent dans leur vaste affiiiatiou une portion des gardes nationales et quelqaes dépòts de munitions. Cenx de Marseille sont ehez les nommés: Lafont, négociant, Camoin frères libraires, Merlimi courtier, Paul avocat.
La société de Marseille est munie à la Campagne qui lui sert de lieu centrai de reunion, d'une presse lythographique; quand il s'agit pour elle de faire parvenir à l'étranger des avis essentiels, elle se sert d'encre ,?ympathique, invisible à l'ceuil et dont l'écriture ne ressort sur le papier qu'étant échauffée par l'action du feu; de sorte que par ce moyen, tout voyageur pouvant avoir pour son usage quelques feuilles de papier blanc, introduit sous cette forme inoffensive lés écrits incendiaircs de la Société; il le fait alors avec assurance et impunite; ce fait se renouvelle assez souvent d'après ce que j'ai appris et ce procède est aussi en usage parmi les différentes secUons républicaines de France pour correspondre entr'elles.
Le parti monarchique ou Carliste s'agite aussi et a forme plusieurs associations sécrètes à l'instar des républicaines; la plus puissante est celle des Dévorants danti eru-tance n'est connue que d'un très petit nombre de personnes; elle est instìtuce sous le patronage de l'Archeveque de Paris, Monseigneur Du Caillen, dont le dévouement à la Branche ainée approche du fanatisme. Ces sociétés renferment peu d'honunes d'action, mais en revanche beaucoup d'argent et une grande influence sociale. Ces deux partis s'acharncnt donc continuellement au renversement de la fannfle Regnante actuelle et il est difficile de ne pas croire à la réussite plus ou moina éloignée. Je ne pensc pas que le système révolutionnaire peut longtems conserver le desso*, mais son règne de terreor serait pcut-ètre encore assez long pour lui permettxe dep -ter le feu de la rivolte en Piémont et en Italie, si on n'était assez fort pour BV opposer, ni assez bien avisé pour punir de suite exemplairement les promoteurs tenir les peuples dans l'obéissance passive. ,
Les sociétés républicaines de France entretiennent sans cesse quelques ma leurs acolytes en Italie, soit pour retremper l'esprit de leurs séydes, soit pour en augmenter progressivement le nombre, et c'est-là surtout le but de leurs efior i