Rassegna storica del Risorgimento
ESERCITO
anno
<
1935
>
pagina
<
771
>
Confidenti della polizia piemontese nel Risorgimento Ili
Les chefs déclaréa de cctte faction audacieuse sont les sicura Lafitte et Odillon-Barrot; à MarseiUe les chefs de Section sont les sieurs: Lafont négociant, Camoin, libraire, Calvo et Marron courtiers, Mary expédilionnaire, Audtbert notaire.
Selon vos instruetions, je m'attackai aussi à surveiUer aetivement le Phara-mond et le Napoléon. Il me fot facile de faire la connaissance dea capitaines de ces uavires; je pois vous assurer qu'U n'y a rien [à] craindre tniant au premier et j'ai la conviction qu'aucun des capitaines faisant régulièrement les voyages de MarseiUe à Naples, exf toncbant à Gènes, ne se prete à introduire des écrits dangereux, bien que selon moi ils pourraient le faire avec facilité. Quant au capitarne du Napoléon il sert amplement la revolution et par opinion et par intérét; il ne m'en a pas fait mystère; en outre de la correspondance des révolutionnaires il emporte à chaque voyage des journaux et pamphlets que lui remettent la plupart du tema messo Gamoin frères; j*en ai vu moi-mème emballer pour les nommés Mariani et Podestà de Bastia; pour les sieurs Morasca, De Paoli, et Marcili fils à Ajaccio J'ai su que l*on a beaucoup envoyé de collections complètes de la Tribune pour l'Italie, et qu'étant épuisécs on a du en faire faire de nouveaux tirages clandestina. De la Corse, ees Bran-dons de Discorde sont introduits avec facilité en Toscane où la tranquillité un pen trop paternelle du Grand Due les inquiète peu; c*est ensuite de là que le poison se répand dans le Bolognaia; Milan et puis jusqu'à Naples. Ce moyen leur réusist si bien qu'il est maintenant assez rare qu'ils fassent passer par Gènes; sauf par les voyogenrs de leurs associations, mais en outre qu'ils se tiennent toujours sur une grande réserve vous conce vrez, monsieur, qu'il fa udrai t des incidens bien rares pour pouvoir en ètre instruit et les prendre fragrante delitu.
A Livourne les ebefs correspoudans avec la Société de MarseiUe sont les sieurs Rosselli, Natban, Tedeschi, Smyth, et Harrison (ces deux derniers irlandais) à Florence Pisani et Finzi.L'associationToscannc est assez nombreuse et se composepresque généralement d'israeUtes, plus inléressés que personne au grand nivellement qu'il? espèrent atteindre.
A Gènes existent aussi des affiliés correspoudans de la réunion de MarseiUe, mais les répobUcains francais se défient trop de l'esprit mercantile qui le sdomine pour leur accorder une confiance aveugle. Hs les savent incapables de sacrifier leurs intérèts à une passion politique; ils se serviront d'eux pour faciliter, aider une crise, mais jamais pour la conduire.
Dana les liaisons que j'ai entretenuea à MaraeiUe avec lea Chefa de la Section dea amis da Peuple on me nomma les sieurs Curti, Vitale, Rossi, Inizigli (Suisse), Priario, Drago, Grubber, Pasteur. Il ne parait pas qu'ils se réunissent pour deliberar, et je aerais parvenu à le aavoir; leur concours au drame révolutionnaire n'est donc qu'assez secondaire. Jravais eu déjà occasion de vous signaler plusienrs de ces individuB, d'après les renseignemens que je m'étais procure.
Je terminerai ce rapport en vous exprimant le regrèt de n'avoir pu vous signaler des faits plus éclatans, mais cela n'a pas dépendu de moi et d'aiUeurs on ne peut citer ce qui n'existe pas. J'ai donc fait tout ce qui était humainement possihle et vous voyez par lea noma que je revèle qu'il m'a faUu de l'adresse et de la perséyérance.
J'ai cependant à vous annoncer, et aans crainte d*6tre dementi, que j'ai obtenu un autre réaultat plus important encore; c'est l'assurance bien positive que si une crise venait a éclater, j'en serais instruit d'avance. J'ai inspiré assez de confiance aux républicains pour qu'ils ra'aient répété à plusieurs reprises qu'ils comptaient sur ma eoopération et qu'ils auraient som de me prevenir d'avance; vous ne doutez