Rassegna storica del Risorgimento
ESERCITO
anno
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1935
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pagina
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775
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Confidenti della polizia piemontese nel Risorgimento 775
Assai più interessante sotto ogni riguardo è il secondo rapporto.
Monsieur, Corame vous, j'ai penaé que le rapport que j'eus l'honnenr de voua adresser le 12 juillet dernier, à mon retour de Marseille, ne serait pas compiei si je n'y joignais les indications les plus étenduea sur les individua composant les comités des Sorìétés établies en Corse et en Toscane. Je saisirai cette occasion pour vous entrelenir aussì de quelques circonstances plus récentes et entrer dans de nouvelles considérations.
A Bastia le cornile est compose des nommés Mariani, Maggi et Podestà négocians. A Ajaccio Moresca négociant, Pierre Marchi imprimeur-b'braire, Don Paole cafetier. A Lhrourne Smith, Harrisson, tons deux Mandrie; Tedeschi, I. V. C. Rosselli, négocians israèlites, Nathan Isaac, Israelite francais. A Florence Emanuel Finzi Banquier, Jacques Pisani, fahriquant d'ouvrages en
albàtre, Wolf, négociant Scisse. A Naples Cardon, négociant francais; Taburet, ex-négociant francais. Borei libraire franyais, Jean Benaud de Paris négociant, Demarini négociant. La marche dcs événemens politiques conseillerait un voyage qui mit à mème de suxvre le fil de ces indications et d'obtenir des renseignemens d'une haute impor-tance; ce serait hien achever l'ouvrage déjà ébauché, je puis le dire, avec zèle et intelligence; mais les quarantaines imposées sur toutes les provenances de notre port ne me permettraient pas d'y penser pour le moment et m'obligeront à retarder Fexécu-tion de ce projet jusques à la cessation de cet ohstacle momentané, si telle sera toujour alors votre opinion; mes affaires à Gènes m'interdir aient d'ailleurs impérieusement une absence aussi longue.
Le sieur Audibert de Marseille, membre de la société de Nismes, dont j'ai déjà eu occasion de vous entretenir, a passe quelques jours ici revenant de la Toscanne et je l'ai vu assez régulièrement. Faisant sagement la part des illusions puissantes qui dominent ce chaud républicain et qui sont filles de l'exaltation de sesidées, j'ai pu voir qu'il est fort satisfait des progrès que font en Toscanne et dans le reste de 1* Italie, les opiuions qu'il appelle progressives, hien que nous ne les trouvions que subversives. La jeunesse y serait selon lui disposée à se dévouer pour appuyer un mouvement general et cette cause trouverait aussi de fortes sympathies dans les masses. Le succès ne lui parait pas douteux pour les peuples d'Italie aussitót que la France proclamant le réveil dea nations, le soutiendra par les armes. L'idée de tous les peuples d'Europe se donnant la main et formant un rempart d'érain dont le moindre choc brisérait nos vieilles Monarchies pour établir une République univexsellc peut sans doute leur paraltre fort belle; mais dans leur delire ila oublient que ce rève gigantesque renferme dans son sein les germes de sa propre destruction. Semblables au lièvrc qui croit n'ètre pas vu quand il s'est cache la tète, cette utopie les empeche de sentir combien leur victoire serait éphémère et par quels sages et puis-sans moyens de repression les trónes s'environnent à leur tour.
Les personnes fréquentées par le sieur Audibert pendant son séjour à Gènes sont apeuprès les mSmes que pendant son précédent passage; ce sont les sieurs Curti négociant, Rossi négociant, Raynaud consul Belge infatigable démocrate, Priario négociant, Inizigli Suisse, Moller fila négociant Suisse, il est parti muni de diverses
lettres pour Marseille.
Les événemens récens de la Péninsulc ont donne à Gènes quelqu'élan aux a ympathiea engourdies aoua le poida dea vues matériellea de l'intéret; cette circonatance
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