Rassegna storica del Risorgimento
TORINO ; MOSTRE
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1935
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pagina
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870
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870 Adolfo Colombo
Gli scriveva:
Chambéry le 8 Jnin 1845
J'ai re cu avec une vive satisfattoli, mon bien cher Victor, ta lettre, et je te remer-cie de toutes les nouvelles que tu m'y donueg; je BUÌS surtout enchanté de l'at si prospère d'Adele et des enfants; je forme des souhaits ardents pour vous trouver tous à mon retour aussi bien que le désire de grand coeur. J'ai toujours bien d'étre plus content de mon séjour en Savoie; car il serait impossible que l'on n'y donnàt plus de preuves de dévouement, et que l'on xnontràt plus de bon cceur.
Depuis la lettre que j'ai écrit à ta mère, j'ai eu jeudi soir la reception conun'à Gènes qui a parfaitement réussie et qui a parue faire grand plaisir. Vendredi après les audiences publiques, j'ai été voir le collège des Jésuites. Samedi j'ai été à Haute-combe en profitant d'un des bateux à vapeur de la compagnie Francaise qui a l'entre-prise des courses jusqu'à Lyon. Plusieurs Dames de la Societé et bon nombre de Mes-sieurs s'étant trouvé au point de mon embarquement, je leur permis de monter sur le bateau: de sorte que je fis ce petit voyage en brillante compagnie; je visitai l'Eglise: puis j'assistai à la messe dans la chapelle où est depose le corps du Roi Charles Felix; je' visitai ensuite la maison après quoi je rentrai dans l'Eglise où l'on me donna la bène* diction. Au retour je passai par Aix'où je ni'arretai pour voir l'établissement desbains.
Aujourd'hui dimanche j'ai été entendre la messe dans l'Eglise des Jésuites en m'y xendant à cheval, beaucoup de monde m'y attendait en grande tenue. Le Corate de Sonnaz est ici et vient tous les jours diner: le comte de Bude est déja venu et reparti; je me suis procure quelques vues de la Savoie pour les porter a Adele; la route du petit S. Bernard étant trop mauvaise pour le passage de voitures, j'ai renoncé à mon retour par la vallèe d'Aosta qui m'occasionerait de trop grandes dépenses, je revien-drai donc par le Montcenis.
Je suis enchanté de voir par ta lettre, mon cher Victor, que tu comptes de t'oc-cuper un peu serieusement: tu en as un bien grand besoin: car le temps deviennent tous les jours plus mauvais et l'avenir s'annonce sous les couleurs les plus funestes.
C'est à la destruction des monarchies que l'on vise: et les méchants avancent dans leurs oeuvres diaboliques presque partout avec un succès et une promptitude qui tiennent du prodige et dans les temps où nous sommes un Souverain qui ne saura pas se mettre au dessus des calamités qui se présentent et au dessus des personnes dont il devra se servir, soit par son caractére que par son instruction perdra son pays et sa famille, Nous venons d'en avoir encore il y a peu de jours une preuve eclatante dans l'abdication du Boi d'Espagne, et surtout dans la proclamation de son fils. Mille belles choses à ta mère et à Adele, je t'embrasse en t'assurant de ma vive affection.
C. Albert,
Un'altra lettera conferma la sua grande ambizione che il figlio si facesse onore in ogni occasione.
Gli scriveva da Genova il 18 ottobre 1845:
Gènes, le 18 8bre 1845
Ayant recu la notice positive que l'Empereur de Russie arriverà domain ici, je pense, très cher Victor, que comme tu pourrais devenir Boi d'un jour à l'auto* qu est bien que tu le connaisses. Ainsi je t'expedie le courrier Ballesio pour te dire de