Rassegna storica del Risorgimento

VITTORIO EMANUELE II RE D'ITALIA
anno <1936>   pagina <1475>
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Gli albori del Regno di Vittorio Emanuele II secondo nuovi documenti 1475
d Azeglio un dispaccio che mi risulta inedito salvo il breve accenno del Menabrea che in poche righe dà il risultato del collocruio.1} Ma è bello seguirne lo svolgimento nella parte più drammatica. Dopo aver trattato delle varie questioni in contrasto il Pralormo toccò un argo­mento che rese furiosissimo il De Bruk; la restituzione desiderata dal governo sardo della metà del parco d'assedio lasciato a Peschiera.
Sentiamo la relazione Pralormo che ne vale la pena:2)

...C'était la restitution de la moitié du pare de siège laissé à Peschiera; M. de Bruk se pressa de me dire qu'il ne fallait pas touchcr à ce point zìi mème en par­ler parceque c'était marcher sur des charbons ardente; j'insistai sur la justice de la demande, je lui offris de la soumettre à l'arbitrage d'une Puissance amie. Mais la mine était chargée et je venais, sans m'en apercevoir d'y approcher la mèche; l'explosion eut lieu; je prie V. E. de croire que dans le cours des qua-rantecinq ans pendant les quels j'ai toujours traité d'afEaires jamais je n'ai rien vn de pareil à ce que j'ai du voir et entendxe de la part de M. de Bruk; il devint corame un furieux, se mit à se promener avec agitation dans la chambre en me reprochant la présence de notre flotte dans FAdriatique, de cette flotte infame qui avait empèché la prise de Yenise, qui avait porte le prejudice d'un milìiard à la nation autrichienne; il me dit qu'aujourd'hui il était content, que V ultimatum eut été remis, que le 22 tout serait décide, que la Sardaigne serait écrasée, et puis des fureurs sur l'audace de ma demande qu'il voulait publier à la face de l'Europe, que ferait le ver la nation Autrichienne comme un seni homme pour venger une insuite aussi grave. Venaient ensuite des groB mota des jurements contre nos vaisseaux nos marins, contre ces b... de canons qu'on avait l'audace de réclamer et puis venaient les menaces de destractions, Heu-resement pour moi, le spectacle d'une colere aussi violente loia de m'exciter m'inspire toujours le plus grand calme et me donne le loisir de réfléchir et de préparer les réponses que je veux faire; ainsi j'ai pronte des moments dans les quels je pouvais prendre la parole pour dire fort tranquiilement à M. de Bruk que je ne craignais nullement de voir la Sardaigne écrasée ou détruite, non pas par suite de l'afiection ou de rintéret de quelques puissances, mais parceque la Sardaigne était nécessaire à Pequilibre de l'Europe qui ne pouvait s'en passer ni permettre que l'Autriche vint se trouver en contact avec la France et lui intercepter ,.ses relations avec l'Italie. Je lui répondis encore que nous n'attaquerions pas, si on nous dénoncait l'armistice, mais que nous occupe-rions la meilleure ligue défonsive possible, que très probablement nous appel-lerions les Francais en Piémont non pour faire une guerre (car je voyais un
Op. cit., p. 130.
2) Carle Dabormida cit. Registro 2,