Rassegna storica del Risorgimento
VITTORIO EMANUELE II RE D'ITALIA
anno
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1936
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1479
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Gli àlbori del Regno di Vittorio Emanuele II secondo nuovi documenti 1479
moment actuel ou lee négoeìations pour la paix entre la Sardaigne et l'Autriche sont enfin heuresement arrivées au terme depuis si longtemps appelé par les vceux des deus pays.
J'apprends, cependant, que le Gouvernement de Votre Majesté ne croit pas. pouvoir autoriser ses Plénipotentiaires à aigner avec celui de FEmpereur le trai té arrèté et convenu de commini accord comme définitif, avant qu' il ne soit rassuré sur le sort des sujets de Royaume Lombardo-Vénitien compromis tant dans rìnsurrection de ce pays, que dans la guerre contre l'Autriche, et qui se trouvent actuellement hors des Etats de S. M. 1* Empereur.
Ànime encore des mèmes sentiments de devoùment au principe monarchique que j'ai osé exprimer à Foecasion de Fentretien dont Votre Majesté m'honora à Vignale, je suis heureux de pouvoir Lui en donncr une nouvelle preuve en tàchant de contribuer, de ma part, à eloigner le seul obstacle qui par alt encore retarder la signature de la paix et à écarter les embarras que la présence dea individus susdits en Piémont semble causer au Gouvernement de Votre Majesté et à Fafferinissement de Fordre et du repos dans ses Etats.
J'ai rhonneur de communiquer à cet effet confidentiellement à Votre Majesté la copie cijointe d'une Proclamation qui assurex aux sujets emigrés de ce Royaume la parfaite impunite pour leur conduite politique passée et leur per-met de rentrer dans leurs foyers sana étre molestés. Je m'engage, en vertu de Fautorisation de S. M. F Empereur, Mon Auguste Maitre, à publier certe Proda** matioa qaelques jours après la signature de la paix et encore avant que Fechange des ratifications n'ait eu lieu. Vous serez d'autant moins étonné, Sire, qu'un certain nombre d'entre les plus coupables dont le chinre n'a atteindra pas cent pour toute le Royaume Lombard-Venitien, soit exclu des hienfaits de cet acte de clémence, que Votre Majesté Elle nxéme, après l'énergique répression de l'in-surrection de Génes, a eu la sagesse de ne pas prodiguer son pardon aux chefs des rebelles dans certe ville.
J'aimc éspérer que Votre Majesté voudra hien apprécier ce que cette question présente de cotés délicats pour la dignité et la susceptibilité de l'Empereur et qu4 Elle s'empressera, au contraire, d'aplanir, de Sa part, les difnGultés qui pourraient en surgir, si Ton voulait continuer de Xaire, de ce point, Fobjet d'une discussion entre les deux Gouvernements. *
Je me natte que Vous daignerez, Sire, reconnaitre dans Fempressement que je mets à satisfaire au vceu enoncé à cet égard par Votre Ministèro, le témoignage de Fin.t6r.et sincère que je prends à la consoUdation du trone de Votre Majesté.
Je dois, enfin, réclamer toute F indulgence de Votre Majesté de ce que je me sois permis de me servir d'une mani etrangère pour avoir Fhonneur de Lui adresser ces lignes, mais souifrant des yeux depuis quelques joura, j'éprouve de la difficulté à écrire plus longuement moi-mcme.