Rassegna storica del Risorgimento

VITTORIO EMANUELE II RE D'ITALIA
anno <1936>   pagina <1484>
immagine non disponibile

1484
Adolfo Colombo
Un autrc voto a accordò au gouvemement. la facultc d'aliéner la rente de 1.307.760 franca, restant de celle de 2,500.000 franca créée par la loi vote en Mara dernier et promulguée le 12 Jnin; mais en accordant cette faculté, la Chani-bre a déclaré que la création de cette rente a été irrégulière, ne reconnaissant au ministère le droit de promulguer une loi que pendant la session parlementaire. Farmi les autres griefs soulevés par l'opposition, un dea principaux est celui relatil à la situation des sièges épiscopaux de Turin et d'Asti, dont les titulaires, rendus impopulaires par leurs opinions politiques, ont abandonné leurB résidenccs. En vain le Ministère a-til allégué qu'il n'avait pas de pouvoir sur les fonctionnaires de l'Eglise et qu'une personnc speciale avait été envoyée auprès au Souverain Pontife pour réclamer son intervention dans cette affaire. La Chambre a nommé une Commission d'enquète pour rechercher le nxoyen le plus legai et le plus politique de remédier à la situation des Evéchés de Turin et d'Asti.
L'arrestation à PortoVenere, du General Garibaldi, quiétait venu eher-cher un refuge dans les Etats Sardes, a également donne lieu à de violentes attaques de la part de l'opposition et une immense majorité a adopté un ordze du jour portant que cette arrestatimi a été contraire au statut constitutionnel, au sentiment de l'indépendance et de la gioire de l'Italie.
Le General Garibaldi continue cepe-ndant à ètre tenu sous bonnegarde à Gènes, où il a été transféré et où sa présence n'a pas produit la sensation à laquelle on aurait pu s'attendre. Il lui sera, dit-on, permis d'aller à Nice, selon le désir qu'il en a exprimé, avant de quitter les Etats du Roi.
La situation politique de ce pays peut aujourd'liui se résumer ainsi: un ministère jouissant de l'entière confiance du Souverain, qui ne veut pas sortir de la voie constitutionnelle, qui craiut d'y ètre force si la Chambre rendait impos-sible la marche du Gouvemement, et que cette crainte rend faible et timide devant l'opposition. Una Chambre des députés dont la grande majorité est hostile au Ministère, mais qui, craignant de pousser le gouvemement à un coup d'état, vote les lois nécessaires et se contente de soulever contre le Ministère des discussions irritantes, qui ne peuvent agir sur l'esprit public que d'un manière défavorable au pouvoir; enfili un corps électoral dont la majorité est conserva­trice mais inactive, et dont le Ministère ne pourrait attendre en ce moment une Chambre mieux disposée, s'il se décidait à dissonare l'actuelle.
Cette situation n'est pas sans dangers, car ce que le Ministère veut éviter, sa timidité ellemème peut l'amener. Plus cette timidité devient evidente plus l'opposition devient hardie, et elle finirà peufc-ètre par refuser sa sanction aux lois indispensables.
On parie deputa quelquo temps d'un raoyen de conciliation qui consisterait à introdurre dans le Cabinet actuel quelques uns des membres de ce centre gauche qui tendait à se fonner à l'ouverture de la session et dont vous