Rassegna storica del Risorgimento
VITTORIO EMANUELE II RE D'ITALIA
anno
<
1936
>
pagina
<
1491
>
Gli albori del Regno di Vittorio Emanuele li secondo nuovi documénti 1491
à montrer eon hostilité au Cabinet, mais sunti osejr pouaser Ics cffet jusqu'à refuser sou consentcment à une mesure quelconqoe absolument nécessaire a la marche dea affaire*; au delà. de ce qu'elle juge indispenaable,*alle n'accorde non. Le 26 Septembre elle a adopté une lei n'autorisant le Gouvernement à percevoir les contrìbutions indirectes et à payer les dépenses de PEtat crac jusqu'au Xv novembre prochain, étendant toutefois jusqu'au 31 dicembre la faculté de percevoir les contributions directes. Elle veut ainsi tenir constam-ment le Gouvernement dans la nécessité d'avoir recours à elle. Sa couleur poli-tiquc n'a pas été sensiblement modifiée par les élections particlles qui ont ea lieu le 16 du moia dernier; leur résultat a été plutot favorable aux conservateurs, mais ceuxci sont en si petite minorité dans la Chambre que l'acquisition de quelques voix leur est presque indifferente.
Gette situation et la croyance que de nouvelles élections ne la changeraient pas aussi longtemps qu'on n'aurait pas modifié la loi électorale et la loi sur la presse, ont fait naitre la pensée d'atteindre ce but par un coup d'Etat; le Roi dissoudrait la Chambre, et, justìfiant une suspension momentanee du statut constitutionnel par la nécessité de sauver l'a-venir du pays, il restreindrait par voie d'autorité la licence de la presse démagogique et changerait le système d'election des députes soit en l'etablissant à deux degrés, soit en imposant un cens d'éligibilité. Cette idée gagne tous les jours plus de partisans et sa réali-sation serait en ce moment très facile, le Gouvernement étant certain de l'appui de l'armée. L'opposition s'en est effrayée et le Marquis Pareto, Président de la Chambre a cru utile de se rendre chez le Roi pour l'engager à ne pas céder aux conseils des a réactionnaires . S. M. l'a assuré qu'Elle désirait sincèrement le maintien du statut Constitutionnel et que son intention était de lui rester fidèle le plus possible, ajoutant cependant de sages observations sur les dangers des exagérations du parti qui s'intitule démocratique . Parxni les partisans de la suspension momentanee du Statut, les plus modérés ne voudraient y recotuir qu'après l'adoption complète par le Parlement actuel du traité de paix avec I'Autriche, afin qu'on ne puisse pas dire ensuite que cette adoption n'aurait été que le résultat d'un coup d'Etat. C'est ainsi, diton, que pensent déjà la plupart des Ministres et notamment le Président du Conseil Mx d'Azeglio, revenu à Turin et rentré dans ses fonctions depuis une quinzaine de jours. La légalité autant que possible est le principe du Cabinet actuel; mais la persévérance dans la légalité commence à lui sembler impossible. En effet, le Ministère étant en dissidence avec la Chambre, dont la majorité ne saurait étre changée par mi appel aux éieeteurs, il faudrait nécessairement finir par céder le pouvoir à l'opposition, et cette perspective effiraie tous ceux qui en Piémont ont quelque chose à perdre.
Le 12 Septembre le Ministre des Pinances a présente à la Chambre le projet d'une Joi autorisant le Gouvernement à emprunter les 75 millions due à