Rassegna storica del Risorgimento

INGHILTERRA ; NAPOLEONE I ; SAVOIA (CASA)
anno <1936>   pagina <1596>
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Arturo Codignola
H governo inglese però, non pago d'aver commesso Patto prepo­tente, pretese di volerlo legalizzare cercando d'imporre a quello sardo di accettare, preventivamente, la sentenza dei tribunali marit­timi britannici, i quali avrebbero avuto facoltà di definire legittima o no la cattura del Gemma; 6i dovevano cioè riconoscere valide le norme vigenti in essi, anche in contrasto con quelle sancite negli Stati sardi.1} All'assurda pretesa cercò di ribellarsi il re sabaudo, *> ma stretto nelle morse della forza maggiore, dovette questa volta ancora subire la prepotente volontà dello Stato amico; ma non s'arrese prima di aver smascherato, in una nota diplomatica, la duplicità della politica inglese; duplicità tanto più evidente, in quanto il re di Sardegna aveva già concesso i suoi lasciapassare a bastimenti britannici, per agevolarne il commercio, lasciapassare che il comandante del Gemma avrebbe potato richiedere; inoltre se si poteva prendere in considerazione ed anche accogliere la proposta di far giudicare il caso della preda legittima od illegittima dalle leggi vigenti in Inghil­terra piuttosto che nel regno sabaudo, per le eventuali catture che si sarebbero fatte, non potevasi ammettere che tale concessione avesse un. effetto retroattivo, essendo stato il caso del Gemma ormai giudicato dai tribunali sardi.3)
') Queste norme ai possono leggere in D. A. AZUNI: Droit maritime de l'Europe, Paris, Renouard, 1805, voi. II ed in particolar modo nei capitoli ITI, IV e V.
2) H Conte Rossi, trasmettendo il 5 novembre 1810 al De Front gli ordini di Vittorio Emanuele I, commentava: Le Roi très indispose par cette réclamation désire que V. E. faisse anprès da Ministre Britanniquc toutes les déinarchcs qn'clle croira propres a la falce cesser, en Itti observant qu'il n'y a pas de raison valable poni que no tre Tribunal des prises jùge d'après des loix qu'il ne connait pas encore, et qui ne sont en vigueur jusqu'ici en aucun antre pays que l'Anglctcrre .
8) Prosegue infatti il Rossi nella nota inviata al De Front il 5 novembre 1810: S. M. par-considération ponr S. M. Britannique ne fait ancone difficulté d'adopter ces loix, dès qu'elies Ini seront connus, et si Mr Hill a son arrivée ici nous eùt fait cntcndre qu'il fallali Ics admettre de préference à celle que nous avons, j'ai lieu de croire que le Roi s'y serait prete sans peine ponr les cas à venir, mais de prétendre que l'on change la loi après l'échéance du cas, c'egt ce quo ni la justice, ni la politique, ni la décencc et la dignité permettent, et bcauconp moins après que les sentences ont cu leur plein effet. Je dois encore observer à V. E. che le merci qui se trouvaient sur le bàtiment n'étaient accompagnées d'aucun papier, ni cxpfidition, ni c5nf naisscment et que si de pareille* pièces doìvent avoir quelque valeur, eeux qui négligent de se les procurar n'ont qu*à impnter a eux-mèmes le résultat de leur insouciance.
S. M. n'entend pas portar préjudicc au commerce anglais en general, ni aux commer cants en particulier; mais elle croit pouvoir exiger qu'ils se mettenten règie, et qu'ils s'adaptent aux loix qu'ils trouvent établies. Elle regarde au reste comme une chose très désagréable d'otre pria à partie par ecs Mcssieurs, parcequ'ils n'ont pas étéjugéscnSardaigne, comm'ils l'aura icnt été à Londres, tandis que les tribnnaux de Maltbe et do Gibraltar n'ont pas déferé aux rficla-xnations, que le Roi a él6 dans le cas d'y fairc fairc.
Mulgré la mauvaise récoltc qui s'annoigait, et la Buspension des traites tant de blé, que de gros bÉtail, S. M. cn a accorda de considorables aux Anglais soit pour leur compie, soit pour