Rassegna storica del Risorgimento

INGHILTERRA ; NAPOLEONE I ; SAVOIA (CASA)
anno <1936>   pagina <1602>
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1602
Arturo Codignola
del bastimento certo Fontana era un'italiano suddito del regno di Sardegna.w
Si noti ohe questo insolente atteggiamento, cui il governo sardo, pur elevando le più esplicite proteste dovette piegarsi, era stato pro­vocato da un atto compiuto ad arte dalle autorità inglesi in Cagliari; ed è tanto più grave, se lo si riconnette ad un aperto atto di viola­zione di territorialità, compiuto circa due mesi prima dalla squadra inglese proprio nel porto maggiore dell'isola, violazione che non fu la prima e per la quale vi era ancora una nutritissima corrispondenza diplomatica, essendosi questa volta il re fieramente ribellato ad accettare supinamente la provocazione, che induceva lui e tutti i Sardi a constatare che l'Inghilterra trattava meglio il nemico, la Francia, che lo Stato amico.
Questa volta si trattava non solo della cattura di un bastimento, ma di un atto di violazione di sovranità territoriale senza possibilità di equivoci: il 23 maggio 1812 il hrick inglese Crocus, comandato dal capitano Adderley, entrava nel porto di Cagliari, ove si trovava
l) Scriveva il conte Rossi al de Front il 29 agosto 1812: Une affaire en elle-mème de peu d'importancc, vient de donner licu à une écliange de Notes OfBciellcs entre ce Bureau et l'Envoyé Britannique. Un Boo Sarde, commandé par un homme domicilié et marie à Cagliari depuis longtemps (circonstance qui suffit pour le naturaliser) étant arrivé ici de Malthe, munì de pavillon et d'expédition Anglaises pour le soustrairc à la persécution des barbaresques, a été denoncé fi ce fise comme porteur de contrebande. L'office du patrimoine envoya sur cela un de scs notaires ebez le Consul pour le prevenir qu'on irait réconnaitre la cargaison de ce Boo; mais le Consul, n'ayant pas gouté cette mesure, proposa que par préférence on ne fit décbarger les niarcbandises, ce fi quoi l'office ne bésita pas de se prèter. On y proceda dèa le lendemain matin en préscnce du V* Consul, mais lorsque la partie de la cargaison dénoncée dans le Manifeste pour cette ville (fi l'exception de deux tonneaux de vctriol, qui n'existaient pas dans le Manifeste, et que le patron Fontana declora avoir été oubliés, dès qu'ils s'apercut qu'on voulait visiter le bàthnent) fut fi terre, le patron et le V. Consul s'opposèrent au débarque-ment des denrées denoneées en transit, dont le manifeste specifié avait également été donne selou l'usage et les régléments, et ils protestèrent qu'ils abandonaient le bàtiment. L'office cependant continua ù le faire débarquer, et l'on y trouva effectivement plusieurs artìcles, qui n'étaient pas compri dans le Manifeste pour la valeur de 400 écus environ. Cette cargaison délaissée par le patron Fontana, arasi que le Boo, fut transportée fi titre de dépt dans les magasins de la Donane, et le Boo recommandé au sergent de la Darse, où on le fit passar.
Fontana fut cité fi parai tre, comm'il parut fi la Donane pour réconnaitre sa cargaison, et les procedures continuèrent suivant les règles; mais dans ces entrefaits 1*Envoyé Britannique adressa fi ce Bureau d'Etat une note (accompagnative d'un me moire qui lui avait été remise par Fontana) par laquelle, se plaignant de la flagrante violation dn pavillon Britannique et de la propriété Auglaise, il reclamata la restitution de la cargaison et une satisfaction. Le mémoire de Fontana contient les expressions Ics plus calomnieuses qu'on puisse s'imaginer, niant mème l'existence de la contrebande, qui est cependant prouvée au delà de tonte évidence. Ayant pria Ics ordres de S. M., je rèpondù fi Mr Hill en lui détaillant l'affaire, et pour lui marquer plus de confiance, je lui transmis une copie tant du mémoire que l'office patrimonial m'avait adressé, que de la Carte seconde y mentionnéc. Tont cela n'a pas sùffi pour le persua­der, car il me répliqua le lendemain par une note en termos un peu trop forts, que je auu