Rassegna storica del Risorgimento
INGHILTERRA ; NAPOLEONE I ; SAVOIA (CASA)
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1936
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1604
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1604
Arturo Codignola
e nel caso particolare, specialmente a favore dell'Inghilterra,1* non poteva tale condiscendenza ancora sussistere di fronte ad una tanto palese violazione della sovranità sua.
Il brigantino era stato catturato e il comandante deferito al tribunale delle prede in Malta; l'Hill, verbalmente aveva riconosciuto il torto del comandante del Crocus* ed aveva dato, evidentemente, assicurazioni della restituzione al governo sardo, se il 6 agosto 1812 il Rossi si lamentava col De Front che il legno non fosse stato ancora riconsegnato;2) non solo, ma tornato, nemmeno un mese dopo, nella rada di Cagliari lo stesso Crocus, sorpreso un bovo lo aveva fatto inseguire dalle sue lance, scaricandogli contro colpi di fucile. Outre cela informava ancora il Rossi il 3 settembre il De Front ses gens ont communiqué avec un corsaire francais era'il a pris et condurti dans ce port des còtes de Barberie, et cependant il agit comme s'il était en libre praticrue .
1) Il 2 novembre del 1812 scriveva il Rossi al De Front: Ayant pn penetrar qne Mr Hill désirait que l'affaire cmbarassant da patron Fontana se termina, et tra* il était méme faché qu'elle eùt été poussce si lo in, parcequ'il n'avait pas été exactement informe de tontes les circonstanccs, je me suis emprcssé de prendre les ordres du Roi, et aprèa avoir fait constate* par une opinion raisonnée de divers juges réunis cu Congrès, et dn droit de visite, et de la régu-larité des opératioiis dans le cas nciuel, nonobstant les apparcnces divergeantcs des deox rup-ports Magnon et Usai, S. M. voulanl sacrifier tout le possible an maintien de la bonne harmo-nie, a ordonné la suspcnsion de la poursuìte des actes, et la rcstitution a Fontana de tont 4 ce qui avait été leve de son bord, raèine les objets non dénoncés et constituant le contrebande, en payant simplement les droits ordinaires... .
2} Scriveva al De Front: V. E. sait que depuis plus de six mois nous attendons la réponse à la demande que j'ai adressée a ce Ministre lorsque le Capitarne du Bride le Crocus caleva dans ce port un Bai:imeni Génois, qui s'y trouvait à l'ancre*auprès de la Darsc. En va in j'ai cité le passage d'un de leurs écrivains (MOLLOY, De jure marit.) qui garantit la paix des porta et rades amies, alliées ou neutres contre tonte insuite de cette nature; en vain je lui ai fait observer dans mes entretiens la désagréable sensation que ce trait de despotisme causait ici, au point mème qu'il est à craindre que les équipages Anglais ne soient insultés un jour ou l'autre par la canaille, qui a frèmi de ragc en rcvoyant dans ce port ce méme Brick. Je dois ajóuter encore que par ecs procédés, qui sont ici à la connaissance du peuple avant méme que le Gouverncment en soit instruit, les Anglais se privent de quelques ressources que l'on pourrait leur accorder, si l'on ne voyait pas que ecs concessions sont absolument antipopulaires, et la tranquillile interne du pays exige de ménagement...
Je u'ignore pas que dans un choc aussi violent entro les plus grandes puissances de l'Europe, les plus faibles doivent plier pour ne pas et re froissés; mais l'Angleterre aurait pu combiner dans le secret des Cabincts la nature et l'étendue des sacrifices qu'elle croyait indispensables de notre part, sana vouloir les arraebcr d'une manière qui blesse l'amour propre de la natura* et lui apprend à connaStre combien pcu elle doit compier sur la protection de son Souverain, de ses loix particulières, et mime du droit des gens.
V. E. qui est sur les lieux verrà raieux que personne ce qu'il convieni de faire: en atten-dant je ferai tons mes efForts pour prevenir ou empèeber un éclat. S. M., qui vient de me renare la minate de cette dépèche, a cu la bonté d'en approuver le contenu, et loisse a sa prudence d'en faire l'usage qu'elle croira plus adapte au bica de son service.