Rassegna storica del Risorgimento
INGHILTERRA ; NAPOLEONE I ; SAVOIA (CASA)
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1936
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1614
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1614
Arturo Codienola
per mantenere in efficienza Tarmata siciliana che doveva incrociare di fronte a Messina.11
Per tradurre in atto questo disegno il Bentinck nella primavera del 1812- s'era recato dapprima a Cagliari, quindi a Palermo. Presentatosi a Vittorio Emanuele I gli aveva reso noto ch'era munito de pouvoirs pour procurer à la Sardaigne et à S. M. des avantages considérables, ajoutant que dès qu'ils aurait pu combiner avec Mr Hill, ils s'empresseraient de les manifester d'accord .2) I vantaggi promessi erano rappresentati dal sussidio per l'allestimento del corpo militare
!) Vcd. N. PALMARI, qp. eh., p. 126 e 6. GALLAVHESI, "V. SALLIEB DE LA Tom DE COURDON, Le Maréchal Sallier de la Tour, ecc. eh., voi. I, p. 226 e segg.
2) Si lia una precisa relazione di queste trattative nella seguente lettera diretta il 16 novembre 1812 dal Rossi al De Mais tre: Lorsquc Lord Bentinck passa ici pour se rendrc a Palermo, il annonca qu'il était munì de pouvoirs pour procurer a la Sardaigne et a S. M. des avantages considérables ajoutant que dès qu'il aurait pu les combiner avec Mr Hill, ils s'empresseraient de Ics manifester d'accord.
Ensuite de cctte combinaison Mr Hill à son rctour de Palcrme en avidi 1812 se presenta au Roi, et lui proposa de demander à S. M. Britannique qu'elle voulùt bien pourvoir à la for-mation de 2 ou 3 Régiincnts Anglais, qu'elle composerait en grande partie d'étrangers, dans quelque place de ce Royaume, soit pour concourir à la défendre, soit pour l'employer a quelque expédition moyennant quoi l'Angletcrre prendrait en outre a sa soldc un Bataillon d'infanterie, et fournirait quelques milliers d'écns à S. M. pour l'cntretien de ses autres troupes: cctte somme ne dépasserait pas les 50/m écus.
S. M. xéflécbissant aux inconvénients qui résulteraient d'un pareil projet, le rcjeta. Les inconvénients étaient 1" l'établissement d'un Corps de troupes étrangeres et dépendantes d'un autre souverain dans ce pays; 2mo le danger de voir troublée la tranquillile publique, aticndu la jalousie naturelle des babitants des campagnes et villages; 2P* l'abondance et la force du vin; 4""> l'ant ipatbic des sardes avec les étrangers; 5 la differente de réligion; 6mB le contraste d'une troupe bien payée et mieux pourvu de tout le nécessaire, avec la ndtre qui est sur un pied beauconp plus économique; lmc le défaut des cascrnes, des maisonspour loger les officiers, et d'une infinite d'autres convenances; 8mo la mauvaisc récolte, qui nous a force de recourir à l'étranger pour en obtenir, à des prix énormes, diflférents ebargements de blés; 9me la diminution des semailles qui donnait lieu de craindre une nonvelle récolte inférieure a l'accoutumée; enfin le danger d'attixer sur ces cótes, quelque escadre francaise, qui ne laisserait pas d'y causer bien des ravagesi en dépit de la superiorité des forces Britanniques, ou tout au moins de voir sus-pendre le commerce des thons avec Ics Génois, puisque Bonapartene permettraitplus a ses sujets de venir dans un pays où il aurait des troupes AnglaisCB, ce qui causerai! à la Sardaigne, et nommément aux finances des propriétaires de quatre des principales tonnares, un préjudice très considérable. Cependant le Roi, voulant se preter pour autant que possible à tout ce qui aurait pu contribuer au bien de la cause commune, proposa à Mr. Hill de former Ini méme quelques Bataillons, composés de tous ses anciens sujets déserteurs des armées francaises, qui se tiouvent dans les dépdts en Angleterre, et de les lenir à la disposition de la Cour de Londres, de méme qu'une partie de l'ordonnance déjà sur pied et augmentée dans cctte vue, si celleci consentali à (burnir les sommes nécessaires a leur formation et entretien. Mais ce Ministre répondit quu ses pouvoirs et ceux de Lord Bentinck n'admettaient aucune modification ni alternative, et que leur étant mime défendn d'insister sur catte proposi.tion. en cas de refus, il n'en serait plus parie .
n Verbalement Mr Hill m'a dit en me rcndant compie de son entretien avee S. M. sur cet article, que sa Cour avait imaginé un scmblable expédicnt pour trouver un pretexte de fournir quelques secours au Roi, sans réveiller l'opposition du Parlement; et que n'y ayant pas réussi, il voyait avec regret que d'un coté l'Angleterre ne fairait plus de grands efforts pour garantir