Rassegna storica del Risorgimento

INGHILTERRA ; NAPOLEONE I ; SAVOIA (CASA)
anno <1936>   pagina <1624>
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1624 Arturo Cadignala
Né la favorevole sorte delle armi coalizzate nella lotta contro Napoleone, iniziata decisamente con la battaglia di Lipsia del 16-18-19 ottobre 1813, valse a mutare le direttive della politica bri­tannica nei riguardi del regno di Sardegna. Lord Castelreagh non si dimostrava diverso dal suo predecessore; sicché alle buone ragioni opposte dal governo di Vittorio Emanuele T, rispose, a sua volta, ribadendo l'accusa che gli atti di ostilità erano partiti dai Sardi e non dalla flotta inglese. Naturalmente e siamo alla vigilia del defi­nitivo crollo napoleonico il re con circospezione, ma energicamente, riconfermò le sue esplicite accuse.1*
1) Scriveva il Rossi il 20 gennaio 1814: Depuis l'cxpédition de znes précédente ayant rélu la note de Milord Castelreagh, il me paraft qu'il ne convient pas de la laisscr entièreracnt 6ans rcponse, d'antant plus qu'on ne doit pas perdre de vne l'occasion d'assurcr le Gouverne-ment Britanniquc de Fattachemcnt dn Roi, de son amitié, etc, avec Ics phrases les plus éner-giques et les pine caressants. Quant aux trois pièces A. B. C, j'aurai l'honncurde vous dire que bien loin de faire un mystère de la première, qu'on ne connaissait pas ici, j*en ai fait passer des équivalentes à Mr 1*Amirai précisément pour lui prouver que nous soupeonnions à bon droit que la Violette était un bàtiment masqué, lequel ayant un licence du Roi à bord, et n'étant pas dans le cas d'en jouir, S. M., dans les mers de laquelle il se tronvait, était en droit d'examiner l'affaire; la pièce B ne pouvant pas exclure que les violences commises par ordre de VAlcmène en l'aient été dans la mer territoriale de S. M., ne saùrait nons etre défavo-rable, et ce d'antant moina que si le Capit a ine Graham croya.it avo ir quclquc droit au Bàtimcnt Americain, il ne lui en coùtait qu'une lettre, et indine une protestation, pour se mettre en règie* n'étant qu'à deux volées de canon tout au plus de la place. Mais quant à la troisième, je vous avoue, Monsieur le Comte, que je suis très embarrassé, car la personne qui a dirige le billet au Consul Anglais, n'ayant aucune connaissance du droit public, et moina encore des régléments maritimes, n'a pas fait attention que le mot de preda était là très mal place, car effectivement on n'a jamais voulu ni prétendu capturer un bàtiment neutre, ou ami.
Probablement Lord Castclreagh n'admettra pas une pareille excuse pour une expression consignée dans une lettre communiquée officiellement, d'autant plus qu'ìl ne serait peut-étre pas décent que un Ministre du Roi avoue dans une note, que la personne ebargée du dépar-tement des affaires étrangèrcs a pris un équivoque de cette nature; mais si le Cabinet de Londres est médiocrement bien dispose pour nous, vous pourriez le faire ou verbalement, ou par écrit par un billet confidentiel. Pour ce qui régarde la défense aux trois bàtiments de prendre tetre, e'est bien le moina que l'on pùt faire après les violences et les ménaces insolentes du Comman-dant Anglais; mais il n'aurait cependant pas fallu en venir là dans une note officielle, et quoi-qu'uu doive attribuer cette intimation au juste ressentiment du Roi dans une circonstance aussi delicate, augmentée encore par le murmurc de tout un peuple qui frémissait de voir son Sou-verain avili, et le pavillon national méprjsé; je dois vous observer que l'effet en fu très salu­ta ire, car si les équipages étaient descendus pour lors, il en serait infailliblement arrivée quclquc scène sanglante malgré les précautions Ics plus rigoureuscs de la part du Gouvcrnement. D'ail-lem-s Ics loix de Sante ne permettaient pas aux dits équipages de prendre terre, et ils n'ont par là été ptivés d'aucun avantagc réel.
Au reste le Roi ne domande pas niicux que d'en revenir aux anciennes babitudes d'amitié et de confiance avec les officiers de la flotte Anglaise, ou tout autre agent ou employé de S. M. Britannique, et il fait depuis longtemps dea VOBUX pour que ceux-ci reviennent à Ienr tour aux égards et a la conduite qu'ont obnervéB lorsque Lord Nelson Ics commandait. Ce digne amiral, sans préjndicier en wcn auXintérSts ni aux droit de son Souvcrain ou de sea oflìeiers mari-times, a su seiabre adorcr dans ce payg, et dans le temps qu'il commandait dans la Mediterranée.-