Rassegna storica del Risorgimento
INGHILTERRA ; NAPOLEONE I ; SAVOIA (CASA)
anno
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1936
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pagina
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1627
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La monarchia di Savoia e VInghilterra nell'ultimo periodo, ecc. 1627
H governo del re Vittorio Emanuele I non era stato, infatti* assente dagli avvenimenti diplomatici negli ultimi tempi. Sino dal maggio del 1813, per opporre un programma meno pericoloso di quello presentato dal Turri, perseguito in parte dall'Inghilterra, aveva elaborato un piano di sistemazione della tribolata penisola italiana, la cui importanza, per quanto siamo venuti illustrando, balza evidente.
Si trattava di un programma federalistico, raccomandato dal governo sardo all' imperatore di Russia, evidentemente per escludere la troppo benevola protezione inglese, duramente provata negli ultimi anni. L'Italia si sarebbe suddivisa in quattro Stati: uno sotto la Casa di Savoia comprendente, oltre gli aviti possedimenti, la Liguria, la Lombardia sino al confine del Lenza e del Crostolo alla destra del Po; fino all'Adige ed al Castagnaro alla sinistra. Da questa linea sino all'Adriatico da una parte, il Po a Ferrara dall'altra, si sarebbe trovato il territorio da dar come appannaggio a Francesco Lorena d'Este insieme al Modenese, a Massa Carrara ed a Ferrara. Il resto dell'Italia centrale e meridionale si sarebbe diviso fra il Pontefice ed il re di Napoli.1}
*) Riproduciamo integralmente, per la sua importanza, il dispaccio inviato il 22 maggio 1813 dal Rossi al De Maistre nonostante sia già stato edito dal Carutti (op. cil., voi. H, p. 439 e segg.) e riassunto dal Bianchi a p. 491 e segg. della opera ricordata: Par une lettre que Monsieur le Prince Kozlowski m'a écrit de Londres en date 22 février, il m'annance sa nomination à la place d'Envoyé Extraordinaire auprès de S. M- et son empressement de venir l'occuper, sans me faire aucune mention dee lettres de S. M. l'Empereur de Russie pour le Roi, que j'ai reco par le moine paquebot, et que je me suis empressé de faire passer à Iglesias, où se trouve la Coor, de manière que je ne saia pas si c'est par ce casal, on par celai de M. l'Ambassadeur russe à Londres, qu'elles soient parvenus à Mr le Comte d'Aglié, qui y est chargé dea afiaires de S. M.
Une de ces lettres d'octobrc dernier est familière très signinante et flatteuse: Mes senti-menta pour V. M. Ini sont conno, dit l'Empereur de Russie, et ne varieront jamais: je les ai rnanifestés dans tottt le cours de mes rélations avec la Erance, et je aerai charme de pouvoir par la suite dea événements en donner une nouvclle prcuve à V. M. en contribuant à tont ce qui pcut concourir à sa prosperile et à celle de tonte Sa Maison . D'après de telles expréssione S. M. se flatte qu'il ne vous sera pas difficile, Monsieur le Comte, de porter le Ministère Russe à donner dea instruetions à son Ambassadeur ù Londres pour qu'il pousse et soutàenne les inté-reta da Roi et qu'il ticnne ferme non seulement sur son rétahlissement en Piémont, mais sur un accroissement territorial, qui le mette à mémc de resister à nn premier choc de la part dea fran<;aÌ8,8Ìpar malheur la dinastie légitime ne devait pas rentier dans ses droita. Géncs, Lucques Venise, Panne, Plaisance et la Toscane sont des États dont on pent lihrement disposcr dans un Traité de paix generale et definitive. Vous connaissez Ics prétentions de la Erance, de i'Au-trichc et de l'Espagne, et leur ambition de se procurar aoit directement, soit indirectement des établissements en Italie, ce qui depuis trois sièclca a donne lieu a toutes les gnerrcs, qui ont devasté cette belle contréc. Le moment favorable pour y remédier radicnlement ne scrait-fl pas sur le point d'arrivar? Et Ics Cabiuets qui n'y ayant aucun intérct direct, et qui doivent avoir une grande influence dans le Con grès, tele que ceux de Pctérsbourg et de S. James, ne devraicnt-iis pas laisser l'Allemagne aux Allemands, et l'Italie aux Italiens?
Si l'on adoptait ce sagc principe, no pourrait-on pas la partager en quatre Iota dont un. pour le Roi, qui coniprcndrait, outre ses unciens domains, la Ligurie, la Lombardie jusqu'