Rassegna storica del Risorgimento
INGHILTERRA ; NAPOLEONE I ; SAVOIA (CASA)
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1936
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Arturo Codiamola
Programma, come si vede, che, propugnando l'autogoverno degli Italiani, tendeva ad escludere dal Mediterraneo e da tutta la penisola nostra ogni ingerenza inglese e francese, senza sostituirvi del tutto quella austriaca; programma, però ancora pericoloso anche se attuato con la clausola suggerita che mai non si sarebbe permesso agli Stati indipendenti della penisola, di venire incorporati all'Austria. Ci si appigliava tuttavia al minor male essendo urgente per il momento neutralizzare, per quanto fosse possibile, la nefasta politica di lord Castelreagh nei riguardi dell'Italia.
Ciò infatti che più importa notare in questo documento e nella lettera illustrativa che l'accompagnava, è la dichiarata avversione a permettere un'influenza di Francesco Lorena d'Este in Lombardia, col conseguente tentativo di contenere in equa misura i limiti dello
la Lenza* le Tissone et le Crostale à la droite du Po, et jusqu'à l'Adige et la Castagnara à la gauche? De ces Bivièrcs jusqu'à l'Adriatique d'une part, et au Po de Ferrare de l'autre, Mgr. l'Archiduc Francois trouverait une très ampie indémniaation ponr les États que son ayeul a perdus, et réunirait Modène, Massa Carrara et Ferrare berceau de son illustre fa mille. U devrait cependant dtre stipulé que jamais ces États ne puissent è tre incorporés avec ceux de la Maison d'Autriche par aucune espèce d'evénements ou des circonstances. Le reste de l'Italie ae partagerait entre le Pape et le Boi de Naples. Les quatre Puissances, en se liant d'une Pacte federai bien combine, devraient erre à raéme de resister tant aux Allemands, que aux Francala, qui Toudraient entrer en Italie. L'Allcmagne ayant ausai été deblayée de plusiers perita souve-rains, qu'on ne voudra pas rétabiir, et plusieurs autres ne pouvant à moina d'ctre considerés pax les Cabinels ci-dessus comme traitres à leur patrie par l'intìmité de leur Iiaisons avee le -dévastateur de l'Europe entière, il n'y manquera pas d'étoffe pour y piacer l'ex Grand Due de Toscane, le due de Brunswich, le Margrave de Bade, et méme le prince d'Orange, surtout -si l'on laisse de coté les troia Electeurs Ecclesiastiques, qui probablement seront considerés comme des pièces inutilcs dans cettereconstruction de l'Empire Gcrmanique, si tant est qu'on -y revienne, ce qui ne parait ni prudent, ni nécessaire.
Cornme qu'H en soit, ce dont il est essentiel que vous soyez instrait, Monsieur le Comte, 'est que si l'on voulait assigner le Milanais soit à la Maison d'Aatricbe, soit à Mgr. l'Archiduc Francois, le Boi se trouverait nécessairement borné du seni coté, qui peut lui favorir un grandis-sement naturai et adapté à lui procurcr Ics moyens de soutenir le xAle de Gardien des Aipes et Portier de l'Italie, outre que cette possession entre les mains d'un Prince de la Maison d'Autriche replongerait tot ou tard l'Italie dans dea guerres qui lui sont essentiellement étrangères. En conséquence le Boi m'a ordonué de vous charger très particulièrement de conjurcr ce projet. Il préférerait méme d'avoir le Serchio et le Panaro pour frontière en laissant ù l'Archiduc les biens allodiaux de Massa et Carrara franca de tout impól., si il le fallait, et, certcB le reste de la Lombardie depuis Ferrare juaqu'aux confins de l'AUemagne, lui fonneraient un état ìnfìni-ment plus vaste et plus beau de tout ce qu'il pourrait espérer, quand méme Vcnise dùt restar .à l'Autriche.
Si les Puissances, qui diclcront la paix en auivant Ica noblcs sentiments de l'Emperenr de Russie, ae proposaient de replacer Louis XVI TI sur le irdne de ses ancètrea, la néceasité d'ac-cordcr au Boi d'ausai grands moyens sorai l. àia vérité moina pressante, que si Bonaparte conserve le premier fruii de son usurpation; mais dans un ouvragc tei que la paix qui auivra cette guerre, il faat bien se garder de tout palliatif; ai l'on n'arrache pus l'ivraìc jusqu'à la racine, on n'aura procure qu'un href répit aux nations jugulées, cor le suocesseur de Louis XVTII pourrait ne pas penser comme bai. Au reste j'ai de la peine a ero ire que l'Angleterre et l'Autriche consentent