Rassegna storica del Risorgimento
ECONOMIA ; FRANCIA
anno
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1936
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pagina
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280
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280 Luigi Dal Pane
Aveva scrìtto il filosofo francese, disegnando a grandi tratti, il contenuto dell'opera sua:
Les lois doivent ètre tellement propres au peupìe pour lequel elles sont faites, que c'est un très-grand hasard si celles d'une nation peuvent convenir à une autre.
Il faut qu'elles se rapportent à la nature et au principe du gouver-nement qui est établi, ou qu'on veut établir, soit qu'elles le forment, comme font les lois politiques; soit qu'elles le maintiennent, comme font les lois civiles.
Elles doivent ètre relatives au physique du pays, au climat glacé, brùlant ou tempere; à la qualité du terrain, à sa situa tion, a sa grandeur, au genre de vie des peuples, laboureurs, cbasseurs ou pasteurs: elles doivent se rapporter au degré de liberté que la consti-tution peut scuffiar; à la religion des habitants, à leurs inclinations, à leurs richesses, à leur nombre, à leur commerce, à leurs mceurs, à leurs manières. Enfili, elles ont des rapports entre elles; elles en ont avec leur origine, avec l'objet du législateur, avec Forare des choses sur lesquelles elles sont établies . l)
I Dialogues del Galiani si informano a questa concezione e la applicano alla politica economica. Ad ogni volger di pagina si trovano affermazioni, che richiamano alla mente il citato passo del Montesquieu. Scrive, per esempio, il Galiani:
La seule fante des hommes est de se régler sur des exemples et par des raisons qui ne s'applìquent point aux circonstances où ils se trouvent . 2)
Yous convenez de la différence immense qu'il y a entre la monarchie francaise et les états du Pape. Climats, sol, canaux, rivières, agriculture, commerce, argent, navigation, étendue, possessions, pro-ductions, administration, tout est différent; et vous concluez par ce raisonnement: on fati mal à Rome de faire felle chose; donc on fera bien en France de faire le contraire. N'estce pas là précisément ce qu'on appelle déraisonner? J'ai eu Fhonneur de vous dire qu'on faisait mal à Rome de suivre le système établi du tems d'Auguste, qui pouvait ètre bon, mais qui ne peut plus l'èrre, parce que Rome moderne n'est pas celle d'Auguste. Or supposons un instant que la monarchie Francaise dans l'état actuel ressemblàt à l'ancien empire Romain, qu'elle eùt un gouvernement presque démocratique, qu'elle comptàt parmi ses provinces l'Afrique, la Sicile, la Sardaigne et
ì) MONTESQUIEU, De l'Esprit des Lois, libro I cap. Ili, a) GALIANI, Dialogues, p. 21.