Rassegna storica del Risorgimento

BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno <1936>   pagina <406>
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Cenare Vidal
de la foule parisienne et l'état d'esprit de la province, ioi hostile, là favorablc à l'entreprise italienne, ont été tour à tour analyscs par E. OHivier L'Empire liberal (t. IV, p. 111-12) et par Seignobos, Hisio-ire de la France contemporaine (T. VII, pag. 5-6) qui sont d'accord pour démontrer qu'il y eut, à la fois, un silence glacial et des acclama* tions enthousiastes au passage de l'Empereur, lorsqu'il quitta Paris, le 10 mai 1859, pour aller prendre le commandement de l'Armée d'Italie* Par contre, le Journal du Maréckal de Castellane (Paris 1892), dépeint sous des sombres couleurs l'hostilité d'une partie des populations provinciales au cours de la campagne. Les réactions de l'opinion, dans les divers départements ont été objectivement analysées à la lumière des rapports des préfets par J. Maurain dans La politìque ecclésiastique du Second Empire de 1852 à 1869 (Paris 1930). Selon des circonstances géographiques ou historiques, certaines régions (l'Est et le SudEst en particulier) approuvèrent la guerre, tandis que la Vendée et la Bretagne s'y montrèrent résolument hostiles; d'autres enfin, comme la Normandie, demeurèrent indifférentes.
L'nistoire des opérations militaires, qui eurent pour théàtre la Haute Italie, a été évoquée par les multiples mémoires laissés par ceux qui furent acteurs des événements et elle a été critiquée par bon nom­bre d'écrivains militaires. Parmi les meilleurs travaux, nous pensons devoir rappeler: la publication de l'Etat Major francais éditée par le Ministère de la Guerre, Campagne de VEmpereur Napoléon III en Italie (Paris 1863); les mémoires de Généraux de la Motte Kouge, Souvenirs et Campagnes (Nantes 1888); de Wimpfen, CriméeItalie (Paris 1889); Lebrun, Souvenirs des Guerres de Crimée et d'Italie (Paris 1889); et surtout les précieux Souvenirs du General Fleury (Paris 1897), Faide de camp et confident de l'Empereur, qui a laissé une belle narration de la bataille de Solferino. On trouvera un curieux et simple récit de l'entrée des Franais à Milan dans les Souvenirs d'un zouave de L. Noir (Paris 1866). Longtemps après les événements, ont paru les Souvenirs de la Campagne de 1859 en Italie du General Bourelly (Paris 1904). Des études tactiques ont été publiées par le C Gandin, Les Francois en Italie 1859 (Paris 1891), par Du Casse Le V' Corps de VArmée d'Italie (Paris 1898) et par le General Silvestre, Etude de la Campagne de 1859 (Paris 1909) livre suivi, un an plus tard, des Lettres d'un soldat à sa mère du General Japy (Montbéliard 1910). Aujourd'hui, dans le domarne des études militaires, les travaux qui font autorite" sont ceux des Généraux Bonnal2) et
i) Bevue des idée (Paris 1905}-