Rassegna storica del Risorgimento
BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno
<
1936
>
pagina
<
407
>
Gli studi francesi sul Risorgimento 407
Cannouge1} et, au point de vue purement historique, le Uvre de Sauliol, La Campagne de 1859 en Italie (Paris 1923). L'arrèt imprévu de Napoléon HI, au lendeinain de Solferino, a été généralement imputé, par les historiensfrancais, à l'attitude mena eante de la Prusse. La Prusse fot cause de l'arrèt dit Emile Ollivier dans Napoléon III General en Chef La Campagne d'Italie (Revue dea Deux Mondes, mai-juin 1899) et il appuie son afììrmation sur l'autorité de Bismarck, dont il cite le discours du 6 février 1888, et les Mémoires du Chancelier de Fer (tome 1 p. 315) que confirmerait Treitschke. C'est également l'opinion de M. Paul Matter (Cavour, t. Ili, p. 231-232-233) et de M. Paléologue (Un Grand réaliste, Cavour, op. cit.).2) Par contre, Debidour, dans son Histoire diplomatique de V Europe (t. II, p. 197-198, Paris 1891) a surtout tenu compte de la politique du Tsar en 1859 pour expliquer l'armistice brusqué de Villafranca. Le róle de la Russie, dans ce premier acte de la formation de l'Unite Italienne, a été fort bien mis en lumière par Serge Goriainow, Les relations franco russes 18531863 (Revue de Paris, 1912) qui suit les étapes du rappro-chement francorusse après Plombières, étapes marquées par la mission du Prince Napoléon à Varsovie (2628 septembre 1858), par des négociations prévoyant l'abrogation de certaines clauses du traité de Paris pour le cas où la Russie immobiliserait 150.000 Autri-chiens en Galicie et par l'initiative de Gortchakow pour poser la ques-tion italienne devant un Gongrés international. Napoléon III, lors de la guerre de Lombardie, n'obtint pas du Tsar Alexandre II, un concours très actif. Tout au plus, quelques corps russes se concentrèrentils très lentement sur les frontières de Galicie et le chancelier Gortchakow se borna à adresser une note diplomatique à la Prusse le 27 mai et à offrir ses bons offiees aux belligérants pour arrèter la guerre en envo-yant le General Schouwalow au quartier general de Valeggio.3' D'après Serge Goriainow, après Villafranca, Napoléon III écrivit une lettre autographe à l'Empereur de Russie pour lui expliquer qu'il avait rapidement mis fin aux hostilités pour ne pas créer des embarras à la cour de S* Pétersbourg en déchaìnant la revolution en Hongrie. (H y aurait, en effet, un curieux ouvrage à écrire sur les relations de Napoléon III et de Kossuth en vue de paralyser l'Autriche par un soulèvement hongrois).
1) Hiatoire militaire contemporaine, Paris 1882.
2) Para en articlcs dans la Revue des Deux Mondes tàn 1925-26.
8) Le Tsar avait oubliG Ics accorciti de Stattgart et de Varsovie, écrit M. Paléologue, verba et voces, praetereaque nihilt