Rassegna storica del Risorgimento

BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno <1936>   pagina <408>
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Cesare Vidal
Une hypothèse bica séduisante présentée, pour la première foie semble-t-il, par M. J. Maurain (op. cit. p. 343) expliquerait Farrét de Villafranca par une menace d'excommunication formulée par Pie IX contre Napoléon IH et Victor Emmanuel II au lendemain de Solferino; Certe menace aurait déterminé PEmpereur à arrèter, sans plus tarder, la guerre liberatrice. Mais M. Maurain ne cite aucun texte précis, à Pexception d'une dépèche de M. de Gramont, Ambassadeur de France à Rome, informant le Gouvernement de Paris que le S' Pere avait appris la nouvelle de I'armistice de Villa-franca avec une satisfaction immense (op. cit, p. 344).
Des souvenirs du Prince Napoléon sur les négociation entamées avec l'Autricbe en Juillet 1859, ont para dans la Revue des Deux Mondes, du 1" aoùt 1909 sous le titre Les préliminaires de la paix, 11 juillet 1859 on y trouve le texte de I'armistice de Villafranca arrété après bien des retoucbes, PEmpereur Francois Joseph ayant longuement discutè sur les sens des mots Confédération italienne, bonoraire (il s'agissait de la présidence qui serait dévolue au Pape dans cetre Confédération) et " vcu des peuples qu'il assimilai t à droit révolutionnaire . Les stipulations du platonique traité de Zuricb figurent dans le Recueil des Traités de la France de DeClerq (p. 643-663, Paris 1866). Avant mème que rat connu l'arrèt des bostilités, l'officieux E. Rendu avait acbevé un opuscole de circonstance, UAu* triche dans la Confédération Italienne, histoire de la diplomarle et de la police de la Cour de Vienne dans les Etats du Pape depuis 1815 (Paris 1859), brochure tendant à démontrer, non sans raison d'ailleurs, que le protectorat de Vienne sur Rome avait compromis le prestige du Pape aux yeux des patriotes italiens et, qu'en chassant les Au-trichiens de la Péninsule, la France délivrait Pie IX de l'incommode tutelle des Habsbourg.
A l'heure où les diplomates paraphaient, à Zurich, le traité devant fixer de jure les grandes lignes du projet de Confédération Italienne ébauché à Villafranca, l'habileté de Victor-Emmanuel, le genie de Cavour et la volonté des populations d'Emilie et de Toscane avaient déja rendu caducs les protocoles officiels. L'annexion pacifique des Duchés d'Italie centrale au Royaume Subalpin n'a pas fait l'objet d'études des spéciales en France. Un récit des événements est présente par Rey dans son bon ouvrage sur la Renaissance politique de V Italie (Paris 1864). Aucun auteur n'a encore tenté d'éclaircir une phase peu connue de la politique de Napoléon III dans la Péninsule: le projet, un instant caressé par PEmpereur, de faire régner, à Florence, un prince de la Famille Bonaparte ou un descendant de Murat. Un simple