Rassegna storica del Risorgimento
BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
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1936
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413
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Gii studi francesi sul Risorgimento 413
étude puisant sa docuinentation dans les Archives du Cbàteau de Prangins pour expliquer le but de la mìssion du Prince à Ferrare (Revue des Deux Mondcs, V mai 1925).
e) RÒLE DE MAZZINI
Le ròle, encore obscur, joué par Mazzini dans la vie italienne de 1859 à 1860, a été vaguement effleuré par Simoni, Histoire des compìots mazziniens (Paris 1870), par Venturi, Biographie de Mazzini (Paris 1881) et par A. Boullier, Un Roi et un conspirateur: Victor Emmanuel et Mazzini (Paris 1885), volume peu eonnu consacré à la politique personnelle de Victor Emmanuel et à ses négociations secrètes avec Mazzini, on y trouve un bien curieux chapitre intitulé M. de Bismarck et Mazzini, d'après des documents nouveaux .
f) QUESTION ROMAINE
La Question romaine fut, pour la politique du Second Empire, le plus angoissant et le plus épineux de tous les problèmes tant en ce qui concerne les affaires internationales que la stabilite intérieure du Regime. De 1859 à 1870, la position du S'Pére, par rapport au nouveau Royaume d'Italie, souleva, en France, les plus violentes réactions de l'opinion et placa Napoléon III dans une situation embarrassée. Les catholiques, qu'ils appartinssent à la tendance de l'Univers ou à celle du Gorrespondant , fìrent bloc pour combattre la politique imperiale; ils furent rejoints par l'opposition légitimiste ou orléaniste, croyants et indifférents des deux partis royalistes s'accordant pour ménager l'autorité du Chef de l'Eglise et pour saper le prestige du Gouvernement. D'un autre coté, l'opposition républicaine imbue des haines du XVIII* siècle contre l'Eglise, manifesta une bruyante sym-pathie à l'égard de toutes les mesures pouvant porter atteinte à la souveraineté du Saint Pére, chef spirituel du monde catholique, et, sans trop bien comprendre l'Italie, applaudit à son désir de posseder Rome.
Napoléon III, pendant onze ans, oscilla entre deux tendances également légitimes: celle de conserver l'amitié italienne et celle de ménager Pie IX. La première s'accordait avec les sympathies très vives qu'éprouvait l'Empereur pour les aspirations de l'Italie, elle était naturellement encouragée, mais pour d'autres motifs, par la