Rassegna storica del Risorgimento
BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
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Cesare Vidal
frane-ina connerie internationalc dont beaucoup de dirigeants corop-taient parmi les familiers des Tuileries et dont le Prinoe Jerome Napoléon était le porte parole attitré, Quant à la seconde, elle était dietée par le souci de ménager le clergé et la majorité politique et de ne pas contrarier l'Impératrice fidèle interprete de l'épiscopat. Enfin, un autre élément ne contribua pas médiocrement à renare delicate la position de Napoléon III vis-à-vis de la Papauté, celui des vieilles prérogatives gallicanes de l'Etat francais indirectement bat-tues en brèebe par les formules libératrices de Cavour et de RicasoH. En cherebant à concilier les aspirations italiennes avec le respect dù au Vicaire du Christ, pax la réalisation pratique de l'Eglise libre dans l'Etat libre , les ministres de Victor Emmanuel pouvaient amener le S. Siège à s'afFranchir, dans tous les Etats eatboliques et surtout en France, des liens concordataires et priver ainsi le Gou-vernement des Tuileries des droits de placet, d'exequatur, d'appel corame d'abus, jalousement conservés par l'autorité civile. Evèques et séculiers risquaient ainsi d'échapper aux Préfets, c'était, pour l'Empire, perdre une précieuse influence sur les partis d'ordre sans aucun espoir de regagner du terrain à gauebe; ainsi s'explique l'ac-cueil bostile fait, en 1860 et en 1861, aux projets de Cavour et de Ricasoli tendant à libérer complètement la Papauté des contingences politiqu.es de ce monde.
Toutes ces considérations sont à retenir pour comprendre l'esprit des publications francaises se rapportant à la question romaine.
Peu de travaux véritablement objectifs dans cette multitude de volum.es, mais beaucoup d'ouvrages de polémique, pendant près d'un demi siècle, ont été consacrés à ce problème d'ordre politique et religieux. Enfin, il faut bien tenir compte, qu'après les désastres de 1870, on denigra avec partialité la politique extérieure de Napoléon III à laquelle on commence enfin à renare justice depuis la Grande Guerre.
Parmi les ouvrages généraux récents, nous citerons deux travaux de premier ordre ceux de MM. J. Maurain et G. Mollat.
M. J. Maurain a soutenu une tbèse en Sorbonne sur La politique ecclésiastìque du Second Empire de 1852 à 1869 l) (Paris 1930) que Fon peut considérer corame la première étude rigoureusement objective de la Question romaine. L'auteur justifìe ses références par 43 pages de bibliographie, les principales sources qu'il a exploitées sont les
i) La thèse coxnplémeataire portait sur Le Saint Siège et la Franco de 1851 à 1853 et elle l'appnyait sur des docmnentB tire dea ArcBfves Nationales et dea Arehives dn Quei d'Orsay.