Rassegna storica del Risorgimento

BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno <1936>   pagina <420>
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Cosare Vida!
de Pie IX, le General de Pimodan1J a été retracée par G. de Pi­modan, La Vie du General de Prìmodan (Paris 1929), riche en souvenirs anecdotiques sur le combat de Casteliidardo et la capitulation d'Ancóne. La question des projets d'alliance, ébauchés entre Home, Flo­rence et Vienne à la velile de la guerre de 1870, n'a pas encore été complètement éclaircie;2) néanmoins, dans la mesure où il leur a été possible de consulter les fonds d'Archives et les documents conser-vés dans les familles des nommes politiques, de consciencieux histo-riens franQais se sont efforcés de préciser le róle des gouvemants et des diplomates. Après les Souvenirs diplomatiques de Rothan, le Représentant fxangais à Florence (Paris 1885), la question a été étudiée par Eni ile Bourgeois, fervent admizateur de Visconti Ve­nosta, 3) qui a raconté minutieusement les tentatives suprèmes de Napoléon HI, en juillet et en aoùt 1870, pour conclure, définiti-vement, Falliance italienne, tentatives qui échouèrent à cause du désir formel de l'Empereur de ne pas abandonner Pie IX. (Voir Rome et Napoléon III, livre III : Les dernières alliances et la question romaine, Paris 1907). Auparavant, E. Ollivier avait évoqué les rela-tions entre les Tuileries et la Papauté de 1867 à 1870 dans L'Empe­reur et le Pape après Mentana {Le Correspondant, 1905). Une tbèse, contraire à celle soutenue par M. Emile Bourgeois, a été exposée, sans s'appuyer sur des preuves documentaires, pour essayer de démontrer qu'il n'était pas certain que la question romaine eùt été un obstacle à Falliance franco-italienne, par P. Muret, La question des alliances en 1869 et en 1870 (Rev. d'Histoire moderne et contemporaine, 1906) et par H. Welscbinger, La France9 VAutriche et VItalie en 1870 [Le Correspondant, 1906). Une note très personnelle a été donnée à la question par le Prince Jerome Napoléon, Les alliances de VEmpire en 1869 et en 1870 (Revue des Deux Mondes, V avril 1878), au lende-main de la mort de Victor Emmanuel II. Le Prince, hostile aux cléricaux, loue la grande perspicacité du premier Roi d'Italie dans la politique européenne et son habileté dans la conduite du Peuple Italien qui lui doit sa nationalité et sa liberté . H pense que, dans
1) Le general de Pimodan fot tufi a la balaille de Castelfidardo où il commandait une bri-gade de l'armée pontificale.
2) Il faudrait connoitrc les leltrcs* compromcltantes paraStil. écrilcs par PranjoÌB Joseph à Napoléon III, lettre subtilisées par l'Ambassadeur d'Àutricbe après la Revolution du 4 septem-bre (V. O. AUBKY, L'Imperatrice Eugènia, Paris 1933).
3) Ce grand Hisfcoricn, un ìfeù 'awaiit: sa mort prfimaturéc. nous confiaif le désir de voir un jour. un érudit francala, publicr un volume sur la politique de Visconti-Venosta, le K diplo­mate loyal par excellcncc , ce désir n'a pas encore 6t6 cxaucé.