Rassegna storica del Risorgimento

BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno <1936>   pagina <421>
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Gli studi francasi sul Risorgimento 421
la Question romaine, Napoleoni III fot Uè, vis-à-vis de Pie IX, par un sentiment de dclicatcsse et qu'il compta sur un changement de pon-tife pour sortir la France de cette impasse . En 1869-70, le problème de Rome aurait fait écbouer tous les projets d'alliance, le récit des ultimes pourparlers à Metz et de la mission du Prince à Florence est une belle page d'Histoire. Selon le Prince, le 20 aoùt 1870, Napo-léon III se decida enfin à abandonner Rome, mais il était trop tard, d'autre part, l'Autriche s'était fait attendre. La politique imposée à Napoléon IH par le parti ultramontain aurait été ainsi une des causes des désastres de 1870.
Sur l'agonie du Pouvoir Pontificai, lTiistoire des suprèmes démarches de Victor Emmanuel, pour éviter un règlement brutal de la question romaine, et des derniersefforts de Pie EX, pour défendre son Pouvoir temporel contre toute espérance, a été partiellement étudiée par G. Goyau, le grand écrivain catbolique, dans le tome Ir de son travail sur Bismarck et VEglise. Le Kulturkampf (Paris 1911). On trouve, dans le début de ce volume, le texte des instructions adressées de Berlin, par le Cbancelier, à Von Arnini, Ambassadeur à Rome de la Gonfédération de l'Allemagne du Nord, en réponse aux ouver-tures du Cardinal Secrétaire d'Etat, réponse limitant les sympatbies de la Prusse pour la Vatican aux bornes naturelles des bons rapports entro l'Italie et la Prusse.x* Le récit de la courte campagne de 1870 figure dans Les Piémontais à Rome (186770), Paris 1874, du Comte A. d'Ideville, dans les Souvenirs diplomatiques de Rothan (op. cit.) quelques documents inédits ont servi à étoffer l'article de F. Carry, Le Vatican et le Quirinàl (Le Correspondant, 1895) notamment la requète adressée par le Cardinal Antonelli au General Cadorna pour mettre fin au désordre qui troublait la Cité Leonine en la faisant occuper par les soldats italiens. L'attitude immediate du Gouverne-ment Franais a été expliquée par Jules Favre, Rome et la République Frangaise (Paris 1871) qui, à cette occasion, a publié des extraits de documents diplomatiques. Par contre, l'événement du 20 sep-tembre 1870 a été sévèrement blàmé par un descendant d'une vieille famille de diplomates piémontais, le C" Grotti di Castigliole, Prote­stati-ori contre Vinvasion de Rome (Chambéry 1872).3)
1) MOLLÀT (op. eit.) dotaci letexte de ce documcut (p. 363).
*) Dans L'JUcmagne et VItalia, Rothun prétend que .Talea Favre ini ervint à Florence oour qu'on laiseàt, li la disposition dn Pape, les Musécs du Vatican et pour qu'on n'assirnilflt pas sa garde noble au personnel domcstìqnc.
3) Le Comte Grotti di Castigliole, élo deptrté' on Porlement de Florence par le collège électoral de Verrés, avaitsouleve, en mai 1867, un incidali sans doute nnitroe dans les annaies