Rassegna storica del Risorgimento
1915-1917 ; GUERRA 1914-1918
anno
<
1936
>
pagina
<
928
>
928
Leo Wollemborg
6euux de guerre devaut la Cornod'Or, qui ne sera plus dorénavant qu'un port de transit. La France ne peut qu'accueillir aveo sympathie l'entrée de son alliée dans la société dea natioas méditerranéennes, et l'Àngleterre ne oraint plus que la Botte russe de la Mer Noire se porte à la conquète des Indes. La Grandc-Brc-tagne est établie en Egypte, elle vient de eonquérir la Mésopotamic, elle tieni déjà la téte dn chernin de fer de Bagdad, et si elle soupeonnait encore la Russie de desseins contre son empire indico, le réseau russe des chemins de fer d'Asie l'in-quiéterait beaucoup plus que le libre passage du Bosphore et des Dardanelles. Il reste, il est vrai, d'autres Etats riverains de la Mer Noire: la Roumanie et la Bulgarie. La Grece, l'Italie et l'Espagae ont également des intérets qu'au-cune modification du statu quo dans la Mediterranée ne peut laisser indifférents. Ni l'Espagne ni l'Italie n'ont rien à redouter de la souveraineté russe sur les Détroits. Le libre passage seul les préoccupe et celui-ci est d'autant mieux garanti qu'en fènnant cette route, la Russie se priverait elle-méme (1) des Communications qui lui sont indispensables. La Grece s'en rend compte, et M. Veni-zelos déclarait, au récent Conseil de la Gouronne à Àtkènes, que la présence de la Russie sur les Détroits était chose prévue... La Bulgarie, quoi qu'il arrive, possedè dès à présent une sortie indépendante sur la Mer Egèe. Il ne reste donc que la Roumanie. G'est de ce coté surtout que se concentrent les efforts allemanda pour répresenter l'arrivée des Alliés à Constantinople comme un désastre pour le penple rourna in, menacé dans ses Communications inaritimes avec le monde extérieur... Il suffirait cependant pour la Roumanie de comparer ce que serait son sort entre une AutricheHongrie et une Turquie victorieuses, avec ce qui lui vaudra le voisinage d'une Russie maitresse de Constantinople et assu-rant la liberté des Détroits au nom des alliés.
Abbiamo parlato a proposito di quest'articolo del Temps di ottimismo di occasione e crediamo ebe la lettura di quanto precede abbia largamente motivato l'affermazione: ma evidentemente proprio in tale intonazione d'occasione, documento delle opinioni e delle passioni del momento, sta l'interesse maggiore che per lo storico presenta la letteratura giornalistica, e polemica in genere.
Quanto al portare sul terreno pratico le facili affermazioni del Temps,,. basta pensare per ricorrere, fra i tanti, ad un motivo già accennato alle conseguenze e alle... complicazioni cui avrebbe dato' luogo quell'ingresso della Russia nella società delle nazioni mediterranee, ingresso che era considerato in molti circoli ufficiali russi non dimentichiamolo non una fine, ma un principio.
Comunque il peso delle circostanze appare sensibile ormai anche a Parigi, mentre l'esempio inglese ammoniva a superare le ultime riluttanze; spingeva infine la speranza di ottenere in cambio la più