Rassegna storica del Risorgimento

1848-1849 ; FRANCIA ; PIO IX
anno <1936>   pagina <946>
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Ersilio Michel
Nella attesa di conoscere i risultati di questa missione si nutrivano però* già allora, nelle sfere governative della Capitale, vive speranze che Pio IX avrebbe accettato di buon grado l'ospitalità che gli veniva offerta in terra fran­cese. Non reca perciò maraviglia che il ministro dell'Interno, Jules Bastide, nel pomeriggio del 1 dicembre desse la cosa come sicura, o almeno come molto probabile, al Prefetto di Marsiglia e al Sottoprefetto di Tolone, invitando l'uno e l'altro a trasmettere, nel modo più rapido, le notizie relative all'avvenimento che si attendeva; *) e nemmeno stupisce che il giorno successivo (2 dicembre), alle 8 del mattino, lo stesso Ministro trasmettesse le seguenti istruzioni circa il cerimo­niale, o circa le modalità con le quali il Santo Padre doveva essere ricevuto;
Le Pape doit Ètte traité avec les plus grands égards. Le clioix d'un Ministre pour aller au dévant de Ini est déja une conrtoisic soldinelle qui honorera le gouvemement anx yeux dea penples. Sa Saintété devia étre saluée par le canon au port de débarquement, comme le scrait le Président de la République. Le Préfet se rendra à bord auprès de Sa Saintété, dès qne le batiment qui porte le Pape sera dans le port. Le Saint Pére sera condnit à l'hotel de la Préfecture, les troupes sous les armes, tambour battant anx champs. H sera défrayé de tout. Une garde d'honneur Ini sera donnée. Ses ordres seront pris sur la facon dont Sa Saintété entendra étre traitée, recevoir, voyagenc. En un mot elle devra étre comme au Quirinal ou au Vatican. Les autorités civiles et militaires demanderont a lui présenter leurs hommages et le gouvemement aura à designer une personne qui sera chargée particulièrement du soin de faire rendre à l'hòte de la République les honneurs qui Ini sont dus. Nul doute qne le Saint Pére n'insiste pour étre traité avec la plus grande simplicité, mais la politique francaise, de méme qne les convénances, ne permettront guère de prendre au mot la modeste insistance de Pie IX.s)
La sera del 5 dicembre il signor de Gorcelles giungeva a Gaeta e, presentato dal ministro d'Harcourt, era subito ricevuto in particolare udienza dal Santo Padre. Intorno a questo colloquio venivano telegraficamente trasmesse som­marie notizie a Parigi dallo stesso inviato straordinario: Sa Saintété a pam vivement toucùée de la résolution généreuse du gouvemement francais. Elle désire viriter la France et annonce l'intention formelle de s'y rendre, aussitòt qae les circonstances le permettront... Les troupes réunies à Pomègue sont inutiles à la mission... . 3> Più ampio e dettagliato rapporto rimetteva
1) Qae8to era il testo del telegramma trasmesso alle 4 pomeridiane: Le Pape en laissant Rome, a aongé a demander a la France un asilo qne la France de son coté s'empressait de lui offrir. Cet événement trace pour le gouvernement une nonvclle ligne de condrite. Personne ne péut mienx I'apprecier qne M. de Corcelles. Nons attendons avec impatience de ses nou-velles... Nous conrptons sur dea Communications frequente et promptes... .
2) AEp, Roma, voi. 988, f. 161 bis; ADM. loco cit.: qui è segnata l'ora d'arrivo del tele­gramma a Marsiglia: 9,30 di mattina. ;w
3) AEP. Rome, voi. 988, f. 169 bis. Circa le truppe concentrate a Pomègue (Tolone), nei giorni 1-9 dicembre, come è noto, furono dati ordini e contr'ordini d'imbarco e di sbarco. II giorno 9 le truppe furono ancora uno volto imbarcate, ma tre giorni dopo fatte scendere definitivamente a terra. Cfr.: R. BITTARD DJ5S POBTES, VvxptòUion francaise de Rome sous la Deluderne République, d'apre* dee documenta inédits, Paris, Librarne E. Pani, 1905, p. 5-6.