Rassegna storica del Risorgimento

BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno <1936>   pagina <992>
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Cesare Viti al
du rétablissement du pouvoir temporel et des 70.000 autres signatures demandant que la France n'envoyàt pas d'Ambassadeur à Rome près le Roi d'Italie. D'après E. de Pressensé, il parait qu'une forte proportion des pétitionnaires était fournie par ...les enfants des écoles ayant dépassé Page de la Première Communion!, en outre, l'article critiqae la portée politique du pèlerinage rrancais d'amende honorable pour l'apostasie des Gouvernements représentés dans la Ville Eternelle. Dans la mème Revue (1** mai 1873),X) le Séna-teur italien Ruggero Bonghi a démontré au grand public rrancais, qu'en 1870, la Convention de septembre 1864 était caduque et que, par conséquent, l'entrée des Italiens à Rome ne violait pas un enga­gement du Gouvernement de Victor Emmanuel vis-à-vis de la France; cn mème temps, l'illustre publiciste s'est efforcé de faire connaitre l'esprit des dispositions essentielles de la Loi des Garanties que venait de voter le Parlement italien. Ultérieurement, la tlièse de Ruggero Bonghi devait "ètre corroborée par M. Charles Benoist, lorsqu'il révéla la communication adressée par M. Sénard à Visconti Venosta, le 22 septembre 1870, au nom du Gouvernement francais, La Convention de septembre a virtuellement cesse d'exister , (La France et le Pape Leon XIII, Revue des Deux Mondes, 15 mars 1893). Dans cet article, M. Charles Benoist cite ces paroles de Jules Favre lorsqu'il apprit l'entrée des Italiens à Rome : Le pouvoir temporel a été un fléau, il est à terre, nous ne le relèvemns pas et étudie le ròle passif de l'Autriche en septembre 1870, en utilisant les mémoires de Beust qui était alors le premier ministre de Francois Joseph.2* D'après les conclusions, l'Autriche fut alors plutót favorable à l'entre-prise italienne et elle laissa faire, faisant entendre qu'elle n'inter-viendrait en aucune manière )>. Dans cet article, (on était en pleine période triplicienne) il y a une justification de la politique de Thiers et de Decazes à l'égard de l'Italie, justification appuyée sur des cita-tions de discours, cependant, son auteur ne nie pas l'importance du mouvement clérical au cours de la première dècade de la III" Répu-blique et il admet que le Tumultus Gallicus n'était pas de nature à rassurer le jeune Royaume d'Italie.
L'attitude de Pie DC à l'égard de l'Italie unìfiée est brièvement exposée par G. Mollat dans le chapitre VII (Vatican et Quirinal. Le regime du non expedit et du non possumus ) de son étude sur La Question romaine de Pie VI à Pie XI (Paris 1932); l'auteur fait
1) Le Gouvernement de VItalie et la Papaulé.
2) Le f Premier Autrichien , d'origine Boxonnc, était Protestant.