Rassegna storica del Risorgimento

BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno <1936>   pagina <1006>
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Cesare fidai
désormais turcophile du Quai d'Orsay,J> et sur l'origine de certaines campagnes de presse.2) Le II' volume, Les Balkans enfeuiévhU, l'em-barras cause à Paris par le discours, très sympathique pour l'action italienne que prononca le Premier russe SazonofF a la Douma, le 28 avril 1912, ainsi que par l'attitude italophile de l'Ambassa-deur Iswolsky naturellement favorable au Royaume engagé dans une guerre contre l'ennemi héréditaire des Moscovites. Nous retiendrons de la lecture du mémorial de R. Poincaré le texte d'une note donnée à l'Agence Havas, le 28 février 1912, au su jet d'une médiation éven-tuelle entre Rome et Constantinople, des interminables discussions avec le taquin et fuyant Tittoni au su jet de l'interprétation du casus fcederis lors des heures sombres de la Guerre BalkaniqueS) et, chose plus importante pour l'Histoire, le texte autbentique de I'accord italorusse de Racconigi que l'ambassadeur Iswolsky communiqua, non sans réticenees, à R. Poincaré, moyennant remise du texte des accords francoitaliens de 1902 (p. 365). Mais rien ne nous éclaire, dans cet ouvrage, sur les clauses méditerranéennes de la convention navale francorusse de 1912, sur les motifs de la concentration de la flotte francaise en Mediterranée 4) en septembre 1912 et sur les conditions dans lesquelles la France reconnut, en octobre 1912, le traité d'Ouchy paraphé a Lausanne, événements auxquels, R. Poin­caré, Président du Conseil et Ministre des Affaires Etrangères ne demeura pas étranger. Dans le T. Ili, L'Europe sous les Armes (Paris 1929), on ne lit que quelques pages relatives à la question du Dodé-canèse (p. 12 et 13).
La position prise par la diplomatie francaise, dans la question des iles du Dodécanèse et de l'Albanie, peut désormais ètre discutée
1) M. Albert Daazat peiise qn'elle fnt dictée par des motifs d'ordre financier en raison de l'importance dea capitami, frangala engagés en Turquie, mais il ne cite ancon texte à Tappai de Bon affirmation (op. cii.)
8) La lectnre dea collections de certains journaux tels que la Patrie et VEdair (1912) serait des plus suggestrres. Dans le premier quotidien, Henri Kochefort, polémiste impéniteut, se montra fort acerbe à l'égard de l'entreprùe tripolitaioc, mais il n'était gnère plus tendre pour l'action francaise au Maroc. Dans VEclair, Ernest Judet, attaquait, à la foia, l'Entente cordiale, R. Poincaré et l'Italie. Il est hors de doute qu' E. Judet traduisait, non sans int6rèt personnel, les sentimento italopbobes de la Ballplatz et de Conrad von Hotzendorf; à l'iasue de la guerre, il fut concinnine par contumace pour intelligence avec les Empires ceutraux et beneficia eusuite de rindulgence du jury en 1923.
3) Tittoni, déeirenx de se venger du discours du 22 janvier, demeura impénétrable; une cerémonie, organiate, à la Sorbonne, en 1912, par le Comité France-Italie pour dissiper le maJaise cause par l'affaire du Garthogc n'obtint pas le résultat escompté, la Presse ayant mal interprete catte manifestation.
*) Voi* les Campagnes du Matin a ce su jet.