Rassegna storica del Risorgimento

BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno <1936>   pagina <1007>
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Gli studi francesi sul Risorgimento 1007
d'une fagon tout à fait objective depuis la publication du T. Vili des Documents diplomatiques jrancais (3C Serie, aoùt-décembre 1913), Paris 1935.
Nous mentionnerons enfìn une importante étude sur la politi-que étrangère italienne à la veille des joumées tragiques d'aoùt 1914, publiée, sans nom d'auteur, par la R. D, M. sous les titres Vltalie et Vagonie de la Paix (V octobre 1926) et Vltalie et les responso-bilités austro-allemandes de la Guerre (V octobre 1927). Dans ce dernier article déjà mentionné (p. 1002) l'auteur étudie, du poste d'ob-servation où il était place au Palais Farnese, la politique de Giolitti et de San Giuliano en 1913-14 et relève quelques divergences d'idées entre ces deux Hommes d'Etat dans leur fagon de concevoir le ròle de l'Italie en Albanie, surtout lors de la propositionautrichiennedu 9 aoùt 1913. Gomme A. Dauzat, ce diplomate francais considère que San Giuliano, triplicien parce que l'AUemagne était prima inter pares , s'attacba à la politique autrichienne pour la contròler et influer sur ses décisions. Les passages relatifs au ròle de la Consulta en juillet 1914 sont de première importance: conseils de prudence donnés à Vienne à partir du 11 juillet, consultation du juriste Fusi-nato à Fiuggi par San Giuliano au sujet de l'interprétation du Casus Feederis et grave erreur de l'ambassadeur Garrioni à Constanti-nople qui n'aurait pas transmis, avec diligence, une communication de son collègue allemand Wangenheim sur les véritables desseins des Empires centraux. Le premier article nous révèle l'important entretien BarrèreSan Giuliano du 14 février 1914, au cours duquel ce dernier affìrma que la Triple Alliance n'avait qu'un caractère défensif , et un prò jet d'accord méditerranéen FranceAngleterre -ItalieEspagne auquel la guerre ne permit pas de donner suite.1} La fin de l'article nous fait assister au drame des derniers jours de juillet 1914: conseils de neutralité donnés, dès le 26 juillet par Tittoni,3) attitude très pacifique de Salandra et de Martini et enfìn la poignante entrevue BarrèreSan Giuliano du 31 juillet au cours de laquelle le ministre engagea, vis à vis de l'Ambassadeur, la parole de l'Italie,3)
>) Ce travail, por coatre, fait allusion, sans donner de détails, à la visite de Guillaume II à Venise en 1914 et a I'entrevue d'Abbazia entre San Giuliano et son collègue autriebien.
2) L'ambassadeur d'Italie, alors en craisière sur les efìtes de Norvège, avait donne ce consci) par radiotelegramme. Giolitti, après une visite au Frinco Ruspoli qui assurait, ù Paris, l'interim de l'ambassade, donna le memo consoli Salandra.
3) L'Ambassadeur d'Angleterre Rome, Sir Remici Rodd, prit acte de la neutralité italienne pour suggérer à M. Barrère que la Grande Bretagne pourrait, elle aussi, se tenir à l'écart du conflit i'équilibrc étant rétabli entra Ics deux groupements opposfis. M. Barrire goùta fort