Rassegna storica del Risorgimento
QUETELET ADOLPHE ; BELGIO ; PETITTI DI RORETO ILARIONE
anno
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1936
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pagina
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1049
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Documenti italiani nel Belgio 1049
6tait moie dèa le 12, d'une ranludio de qua tre joura, qui était cependant uno rechute d'uno autrc maladic de 15 joura, qu'on avait crac si légère qu'on n*avait paa era devoir m'en donner avia. Je me trouvais A Genes seul, avcc mon troisième fila de la marine, malade, auquel je dna donner moi-mème la nouvcllc fatale, et vous pouvez vous imagincr de quelle désolation j'aiétéfrappé. Ce pauvre garcon avait 28 ana, uno constitution atlilétiquc, et une condiate très sage et rcgu-lière; il aurait dù resister au mal, et il y aerait réussi sans Ics errcurs dea niédccins qui à mon avis Font malheureusemcnt tue. Ses derniers momcnts. ont été pour me désirer et témoigner le regret de ne plus me voir. Il est mort très rcligicusement et avec un courage et une résignation dignes d'envie. Ah, mon cher Mr. Quetclet, quel malheur 1 J'adore Ics decreta de la providencc, mais cclui-ci depasse mes force. Vous meplaindrez, j'en suis sur et Madame Quetelct à laquelle vous ferez pari de mon malheur a imi quo toute votre famille me plaindra ausai très cer tainemen t Vcuillez aussi vous charger de participer cct cvénement sì malhcurcux pour moi, d M.M. Gastone et Gioberti, en priant de ma part le premier d'en informer Madame la comtesse de Lalaing. Gea M.M. et cotte dame me plaindront aussi sùrement. Ce terrihle malheur a empoisonné lea plaisirs de cceur et d'esprit qnc j'avais éprouvés dans mon voyago par l'accucil distingue reca à Florence et à Rome, accneil qui a été bien au-dcasus de mon ménte, mais qui n'a pas laissé de me flatter inhniment. Hólas, que lea joics de l'homme aont courtcs, et lea doulcurs longues et pxofondes 1 Celle dont je suis atteint m'accompagnerà jusqu'au tombeau. En vain je cherche è me tranquilliser, mon aflliction est si poignante qu'elle est au-dessus de mes moyens de rai-sonnement. J'avais termine cette page de ma lettre lorsque l'on m'a porte de la poste la vòtre du premier septembre, que Mr. Mailly y a pcut-ctre laisséc à son passage ici : je vous remercie de votre ben souvenir. Dès que je pourrai étre un peu plus calme je me concerterai avec mon successeur pour que vous soyez mia en rapport avec la commission de statistique. Déjà j'avais pensé a vous fairc tenir un travail magnifiquement fait lei sur la statistique des institutions de bienfaisance. Je vous l'enverrai à la première occasion. C'eat un volume in-folio très interessane Mr. Scrristori, gouverneur actucl de Sienne (Toscane) qui a publié une belle statistique de l'Italie, et Mr. Monchini, qui a publié celle des Institutions de bienfaisance de Home (deux personnes auxquellea vous pouiriez égalcmcnt adresser une lettre semblable à celle que vous m'avez- écrite) m'ont fait le plus grand éloge de notre dite publication, qui obtiendra aussi j'en suis sur, votre approbation Je n'y ai en d'autre part que quelques conseils, mais je dois dire que c'eat un hean travail. Sona peu on publiera le volume du mouvement de la population, qui vona sera également adreasé. Mr. Morren, venu do Liège au congrès de Florence et déjà retourné, je pcnae, vous aura informe de la manière vraiment splendide avec laquelle on none a recua, de notre grand nombre (900 cnviron) et de nos travaux. *)
Je suis bien pciné du malheur qui est arrivò à votre fila. Du moina il vous est conserve, et je veux me flatter que sa fracture guarirà entièrement, aans laisser anemie trace. A cet fige c'eat choae à peu prèa aure. Je VOÌB que le pauvre Dr. Gastone croi t toujours étre malade : cela mème est une maladie. m
Veuillez me rappeler à son souvenir comme A celui du comic Arrivabene, et dea Arconati
que j'ai enfin connua ici ; et dont le fila j'espère, aera mieux. Eux ausai ont en le mème chagrin
qne moi* et me plaindront. Je ne vona dia rien pour Mr. de Stassart devant repondrc a une
lettre qu'il m'a écrite par Mr. Morren. Adieu, mon cher et hon Quetclet. Cette lettre écrite
à nn homme sussi bon que vous, a aoulagé mon cajur groa de chagrin. Excusezmoi, plaignez
moi et croyez-raoi toujours
votre dévoué ami
Petitti.
i) Cario Francesco Morren, professore di logica e di botanica all'Università di Gand, poi: membro dell'Accademia reale del Belgio.