Rassegna storica del Risorgimento
QUETELET ADOLPHE ; BELGIO ; PETITTI DI RORETO ILARIONE
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1936
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Mario Battistini
N. 16.
Turin, le 2 ninrs 1842. Mon cher Mr. Quetelet,
Àyant attenda inuiilcment que Mi. Vilain XIV me fournìt une occasion pour vous envoyer Ics dissertations que j'ai publiées sax le tra vai! des cnfonls dona Ics manufactiires, et une brochure contro un Mr. Rotondo do Naples qui avait attaqué mon essai sur l'administration dea insti tu tions de bleufaisance, j'ai pronte de celle qui m'était offerte pour Heidelberg, et j'ai envoyé pour a Mr. Mittermeycr un paquet à votre adressc, contenant troia copies de la dite disserta-tion, pour vous, pour Mr. de Stasaart, et pour votre Aeadérnie, et deux copies de la brochure pour vous, et pour Mr. de Stassart. Je pcnsc que Mr. Mittcrmayer pourra aiscment vous faire parvenir ce paquet, et cu vous priant d'agrécr ce qui vous est destine, je vous scrai reconnais-sant de présenter les auLrcs copies de ma part. Je regrette d'avoir oublié de mcttre cncore une copie pour Mr. Arrivabcne, de manière que dèa que j'auxai quclqu'autre occasion, je m'empres-serai de reparer mon oubli.
J"espcre que vous aurea reca la s tatiatique de nos Insti tu tious de bienfaisance, que Mr. Alfieri m'a assuré vous avoir envoyée; quant au 2" volume de notre statistique generale, il n'a pas encorc pani, mais doit paraitre inceaaamment, et je vcillerai à ce qu'il vous soit envoyé.
Ma sauté après avoir resistè longnement aux ebagrina dont j'ai été et suis l'objel a fini par céder. Depuis un moia je suis malade d'un accès cruci de goutte, qui se promène al tcrnativement dea pieds à la poi trine. Les sòuffrances physiqucs et morales ont notablcment affaibli mes facul-tes intellectuelles, de manière que quoique j'aie commencé plnsieurs travaux, je n'ai ni la force ni les moyens d'en terminer aucun. Dicu veut ainsi me privar du scul dédommagement que j'eusse dana mes malbeurs. Paticnce. La sauté de mon troisième fila qui avait été très inquiétante pendant troia moia scmble a'améliorer. Dieu vcuilic qu'elle s'améliore dénniiàvement et que de nouveanx excès ne la dérangcnt encore pour la cinquième ibis, car nous en aonunes malbcureusement à la quatrième.
Mon beaufrère de Scagncl, qui se rappelle votre bienveillant souvenir a été lui ausai, frappé par un terrible malbeur. Son aecond fils Hylarion, qui étail officicr dana un régiment d'infanterie légère (Bersaglieri) etani de garnison à Cagliari (Sardaignc) et se livrant avec excès a sa passion pour la ebasse, le 30 déccmbre passe, en chargeant une dea Cannes de son fusil, a fait par imprudence partir l'autre qui lui a emporté la tòte et tue sur le coup. Le pauvre pére a recu la nouvelle de mauvaise grficc inopinément, et je vous laisse juger son état et colui de sa pauvre femme; il ne doute pas que aoit vous que Mr. Pagani et Gastone, au souvenir desquels il se rappelle, ainai que moi, ne prcnicz part à son bicn juste chagrin.
J'espère que tonte votre famille est bicn ; veuillez me rappeler à aon souvenir; dormez-nioi de vos nonvelles et croycz l'ut.tachcinent bien sincère de votre devoué serviteur et ami
Petitti.
P. . - Mr. Plana est bien portoni, il viont d'etre élu vice-président de notre Académic, ce qui lui a fait grand plaisir, et l'a réconoilié avec nona tous, en le perauadant combien nous l'estimons et révérons, malgré aea vivacitéa.
N. 17.
Turin, 27 avril 1842. Mon cher Quetelet, Votre aimable lettre du 17 février m'a été remise bicr seulement avec les livrea que vous m'y annonccz pour moi. Ceux adressés è l'Académie ont été direetement remis. Je lirai avec beaucoup d'intérèt celui sur les Gaisses de prévoyance, qui m'était destine ; je n'ai pas reca