Rassegna storica del Risorgimento

QUETELET ADOLPHE ; BELGIO ; PETITTI DI RORETO ILARIONE
anno <1936>   pagina <1052>
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Mario Ratti stini
N. 20.
Tu rio, ce li novembre 1842. Mon cbcr Quetelet,
Je pronte de l'oecasion que Mr. le corate de Villamarina, fila de notre ministre de la guerre, mon ancien collèguc au conseil d'Eiat. se rend à Bruxelles pour vous envoyer un nouveau Uvre sur le Bystème pénitcntiaire et vous prier d'en présenter une copie de ma pari à Mr. Notbonib, votre ministre de l'Intérieur, dont le départ.emeut peut avoir quelque intérétà connattre ce livrc. Mr. Nothomb étant sans contredit un des hommes les plus marquants de votre pays, je vous aeraireconnaissant de luì présentcr Mr. de Villamarina qui est un jcune nomine doué de beaucoup de talent. ayant fait de bonnes études (il est ausai docteur en droit) et aimant le travail et les sciences. Veuillez lui procurer un bilie t pour entrar à Seraing, et y voir la m anuf acture avec de t ai 1 ; de méme donnez-Iui une lettre pour l'abbé de Ram à Louvain à fin qu'il puìsse voir l'Uni versi té avec détail, 1) auasi pour Gand à quelqu'un de vos compatriotes pour qu'il puìsse connaltre l'industrie manufacturière et la célèbre prison de cette intéressante cité. A Anvcrs ausai veuillez ainsi qu'à Liège, l'adresser à vos nombreux amis pour qu'il puisse voir avec profit ces deux villes ausai importantes. Madame Quetelet voudra, je l'espère, me permettre ausai, qu'en lui présentant mes hommages, je lui présente mon xecommandé.
Je suis alle au Congrès de Padoue où j'aipris part à plusieurs questions d'education tecbno* logique et d'hygiène pénitentiaire. J'y ai vu plusieurs de vos amis, qui m'ont demandé de vos nouvelles, entr'autres Amici pére et fils et Santini, qui m'ont parie de vos expériences magne, tiques. Le ebev. Plana, qui vous dit bien des choses va aussis'en occupcr avec activité.
En revenant de Veni se à Padoue j'ai eu le malbeur de verser de voi ture, et de me blesser àia tòte de manière à en souffrir dans l'oeil droit, qui ne me sert plus comme auparavant, et à me défigurer par une cicatrice à la tempe et à la joue. La commotion en outre m'a tellement éprouvé les. nerfs que depuis le 2 octobre, jour de ma ebute, j'en suis encore tout malade.
Nous avons encore le plaisir d'avoir lei Madame la comtease de Lalaing, avec le docteur Gastone, et vous concevez que nous parlons souvent de l'excellente famille Quetelet, au bon souvenir de laquelle tous les deux se rappellent, ainsi que Prie, qui est venu de Pignerol, où il est toujours avec sa mère, passer quelques jours à Turin. Mon beau-frère de Scagnel veut ètre rappelé à vous et à votre femme. Si vous avez quelque document statistique nouvellement public chez vous, veuillez le remettre à Mr. de Villamarina, qui voudra bien, je l'espère, s'en charger. Je ne vous envoie rien d'i ci, parca que depuis mes derniers envois rien n'a été publié.
Veuillez me donner de vos nouvelles, avec détail, car vous savez combicn elles m intéres-
sent, et quelle sincère amitié je vous ai vouée. Croyez toujours au dévouement de votre servi
teur et ami
Petitti.
N. 21.
Turin, 21 décembre 1842. Mon eber ami,
Je comprai depuis quelque temps répondre a votre aimable lettre du 15 octobre, mais j'attendale à le faire que j'eussc recu les livres que vous m'annonciez, et d'ailleurs l'état de ma sante, après la cbnte malbeureusc que j'ai. faite a Dolo, entro Venise et Padoue en revenant de
i) Il sacerdote Pietro Francesco De Ram (1804-65), professore di filosofia a Louvain e primo rettore dell'Università nel 1834.