Rassegna storica del Risorgimento

QUETELET ADOLPHE ; BELGIO ; PETITTI DI RORETO ILARIONE
anno <1936>   pagina <1055>
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Documenti italiani nel Belgio 1055
procurer par qnelque membro de la Commission de statistique, ou employés da Miniatèrc dee nances, firme réponse aux questione suivantes, que j'ai déjà réunies sur presque tonte I*Europe, moins la Belgique et FAngleterre.
1 A quelle epoque le jeu de la loterie a-til 6té introduit en Belgique et uvee quelle règleB principales, conformes ou non avec colica bien connucs et qu'il n'est plus nécessaire d'indi' quer, de la loterie de France, à présent eupprìmée.
2 Comment était administré ce jeu, directement par des agente du gouvernement, donne à ferme ou confié à quelques administrations localcs, comme corps de ville, banque, e te.
3 Quel était le revenu moyen brut du jeu, à combien montaient ses frais d'admini-stration. Ics primes payées aux joneurs, le revenu net en conséquence qu'entiraitle gouver­nement belge.
4 Quand est-ce que le jeu a été heureuscmeut supprimé ou spontanément par le poùvoir exécutif, ou à la suite de réprésentations d'états prò vinciaux, chambres, etc
5 Si par Lasard le jeu n'a pas été établi en Belgique que pendant l'occupation francaise, dans lequel cas les questiona précédentes cessent d'8tre nécessaires et il sufEt d'indi quer si la suppression du jeu a été contemporaine de la cessation de la domination étrangère, ou bien quelques temps après, à la rcorganisation du gouvernement ustionai. Gomme de 1814 à 1830 la Belgique formai t avec la Hollande le royaume des Pays-Bas, je voudrais savoir aussi si la lote­rie existait sous l'ancien gouvernement hollandais, avant la réunion de la Hollande à la France; si lors de cette réunion elle y fut établi e ; si en 1814 elle fot conservée ; ou quand et comment supprimée, et enfin, si elle y est encore ou non, comme je pense.
Mr. de Falk, qui est votre ami, pourra aisément vous donner en peu de mots ces renseigne-ments, ou écrire ebez lui pour vous les procurer. Enfin, n'ayant aucune espèce de rapporta avec rAngleterre, j'ose encore vous prier de vouloir y écrire à quelqu'un des nombreux amis que vous y avez pour avoir une réponse aux quatres premières questiona, puisque j'ignore quand et comment la loterie y était établie. Les troia onvrages que j'ai sur les finances anglaises de M.M. Peber Pebter, Parnell, et Bailli n'en parlcnt d'aucune manière. Vous devez me trouver bien temer aire et ennuyeux, mais vous ètes si bon. que vous ne me refuserez pas le service que je viens -vous demander.
Madame la comtesse de Lalaing est partic pour son voyage jeudi passe avec le pauvre Gas-ton, déchu au point que je crains bien que ses terreurs sanitaircs fassent fondées. H nous était arri ve ici gras et parfaitement portant, et il nous fai sai t rire de lui quand il se plaignait de l'air, surtout cet été qu'en arrivant ebez moi il faisait fermer les croisées, tenait son chapeau, et marquait tant de craintes pusillanimes. Il en est parti horriblement maigri, marchant tout de travers, comme un paralytique, toujours plus triste, et faisant vraiment peine à le voir. De manière que l'air natal, sur lequel il comptait avec cette espèce de nostalgie qui le lui faisait dési-rer et le faisait se plaindre tant de votre climat, au lieu de le rétablir l'a empire au point qne je ne serais pas surpris, un de ces jours d'apprendre qu'il a eu en voyage un accident de paralysie, ou une apoplexie. Je crains surtout ce voyage à cause du temps horrible que nous avons depuis troie semaines, après les horribles bourrasqueB de la Mediterranée. Tonte la péninsule, au lieu d'avoir, comme d'ordinaixe un printemps anticipé, a cu le retour d'un biver rigoureux, avec une enorme quantité de neige, qui a intercepté les Communications au point que nous avons été troie jours sans courrier. A présent depuis plusieurs jours il pleut à verse, et toutes les rivières
débordent.
Mon beau-frère de Scagnel qui se porte bien, veut Stre rappelé à votre bon souvenir, ainsi qu' celui de Madame, à laqucllc, avec moi, il présente ses nommages.
Excuaez, mon cher ami, ce long verbiage, et croycz toujours au biensincère attachement de
votre dévoué servi tour et ami
Potuti.