Rassegna storica del Risorgimento

QUETELET ADOLPHE ; BELGIO ; PETITTI DI RORETO ILARIONE
anno <1936>   pagina <1063>
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Documenti italiani nel Belgio
bande par la poste, ce qui coftte maina qu'unc lettre. Je voudrais encore savoir: 1 si voua étei le premier mathémai icicn qui alt applique Ics courbes à la Btatìsliqne et si Gnerry et Dupin qui l'ont fait aussi, jc croia, vous ont précède ou succède.; 2 quel sont les calcoleplus récents et plus sùrs a l'égard de la vie moyenne ne comprcnant pas birn dons votre premier volume, à quel calcul vous vous arrétes définìtivtmcni, voyant donnea plusieurs cbiffres de 32 anB, de 34, de 37. de 39, et méme de 40. Enindiquant si l'augmentation du chiffre moyen derive des calcala plus exacts, ou bien des ainéliorations, comme je croia, danB la manière de vivre ; 3 si les recen­sì ments précédents de la Bclgiquc, sur lesquels vous avez appuyé phisieurs de vos calculs, sont faits d'après votre demière méthode, ou autre, et avec quelle garantie d'exactitudc. Je vous ai ennuyé avec une longue lettre, mais l'amour de la science dans laqueUe vous étes maitre, et votre obligeance pour moi me feront trouver excuse auprès de vous.
Veuillez me rappeler an souvenir de Madame Lalaing, arasi qu'à celuì de M.M. Cbitti.i) Ducpétiaux (ai vous le voyez à la commigsion) Arrivabene et Gioberti surtout. J'ai vu avec orgueil et plaisir sa noble conduite dans l'affaire de la pension qu'il a refuséc, et je me suis emprcasé de faire savoir cet acte si bonorable pour lui en Toscane. Àu reste j'ai vu avec chagrin qu'écou-tant des rapporta peut-étre exagérés, qui lui sont parvenns d'ici sur l'effet de son avantdernier livre, il s'en soit ebagriné au point d'écrire Ics 50 belles et éloquentes poges de sa préface au dernier moment pour répondre à des accusai ione verbales et non écrites qu'on Ini a supposte* faites cantre luì. Si on lui a vai t Ècrit la seule vérité. un auxait dù. lui dire, que son livre dei Pri­mato a été lu avec avidità, admiré sous le rapport du style, de l'érudition et dea excellentea intentiona qu'il y développe, non approuvé sous celai de bcaucoup d'opinionB ani "il y expose favorablement à plusieurs des gouvernements actuels de l'Italie, soit parce que plusieurs cir-conatances qu'il pose enfait, ne le sont pas, soit parce que les bonnes tendances que sa belle me. ae faisant illusion, suppose, sont malbcureuscment des tendances contraires. Le voyant dans ce livre ignorar les malbeureuses circonst ances actueHes de l'empire toujours croissant du jéani-tisme, ennemi de tonte lumière, en Italie comme ailleurs, et du mauvais gouverncinciit papal, qui force, on pcut dire par les vexations et l'arbitraire, les sujcts àia révolte, tandis que le scan­dal e et l'i rapimi Le dea crimes des ceelésiastiques sont de notorióté; dans Ics différentes parties de l'Italie, et non dans le seul Piémont, son livre a, sous ce rapport déplu seulement, tout, en l'admi-rant pour le reste, je rèpète. Mais personne de ses concitoyens, ou d'autres Italiens, dont le juge-mcnt et restime méritent d'ètre appréciés n'a seulement soupconnS, que l'auteur se fùt décide à ebanger les opinione différentes qu'on lui attribuait pour aucune basse raison. On a crii seule­ment qu'il s'était trompé éerivant de loin mal informe. Son nom était et est encore, quoique on lui écrive d'ici, estinte* et respeeté, comme ses talenta sont admirés. On peut ne pas partager toutes ses opinions, mais on ne Vaìme pas moina en general, et l'indigne tour qu'on lui a joué à l'égard de sa nomination a Pise, n*est l'amvre quo d'une seule personne justement ineprisce aussi lei par les bonnStea gens, non de ses concitoyens, contre lesquels il serait injuste a'il la leur imputait. J'aimc Mr. Gioberti; je suis'de ceux qui atlmirent son style, son érudition, son talent, je ne partage pas ses opinions sur Ics Jésuites et sur Rome, que j'ai vu et étudiée de prèa, me prononcant incompétent à juger cellea pbilosophiques et professant celles religieuses, je sui peiné de le voirfàché avec sa patrie où il a plus oVamis qu'il ne pense, et voudrais bien que ce lignea puissent calmer sa colere contre son pays.
M'js complimenta chez vous, et croyezmoi toujours, votre dévoué
Petitti.
Scagnel vous dil bien dea choses.
l) Luigi Cbitti di Napoli, avvocato, sociologo, ebe per oltre vcu l'anni visse nel Belgio, dove si era rifugiato nel 1823.
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