Rassegna storica del Risorgimento

BIBLIOGRAFIA ; FRANCIA ; STORIOGRAFIA
anno <1936>   pagina <1174>
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1174 Cesare ViiM
b) Les mémoires des Hommes d'Etat, qui participèrent aux né-gociations relatives à l'entrée en guerre de l'Italie, ne constituent pas encore une abondante source bibliographique. La lecture des Mémoires du Maréchal Joffre 1} révèle une surprenante lacune dans les services de liaison entre le Quai d'Orsay et le Ministèro de la Guerre. Le vainqueur de la Marne avoue que, jusqu'en 1906, l'Etat Major conserva des troupes nombreuses sur la frontière italienne, fante de connaitre la convention PrinettiBarrère dont le texte ne fut communiqué au Chef d'Etat Major General que le 10 juin 1909 ! (p. 104). À la page 226, Joffre explique en quelles circonstances il renonca aux mesures de précautions sur le front S. E., le 1** aoùt 1914. Des épisodes de la petite Histoire diplomatique sont contés avec humour par G. Suarez dans La vie orgueitteuse de Clemenceau (Paris 1930) comme les visites à l'Elysée du Tigre en compagnie du comte Sabini, attaché commercial près l'Ambassade d'Italie, en vue de rendre Poincaré, Ti ttoni et Donmergue favorables à une al-liance francoitalienne. Clemenceau aurait ainsi exposé sa pensée C'est par rAutricheHongrie que PAllemagne peut ètre battue... il faut gagner l'Italie à notre cause (p. 440). La lecture des Mémoires du Président Poincaré est d'un grand intérèt pour la connaissance des événements, cependant elle ne laisse pas d'ètre décevante en ce qui concerne l'histoire des rapports francoitaliens en 191415. Dans L'Union sacrée2) (T. V.), quelques lignes à peine sont con-sacrées à l'effet produit par la déclaration de neutralité italienne: Conseil des Ministres du 31 juillet où Fon donna lecture du téle-granirne de M. Barrère annoncant la décision arre tee à Rome, lec­ture faite par Viviani avec une visible satisfaction (p. 473), et remise de la déclaration officielle de neutralité par le Prince Ruspoli,3) le 3 aoùt 1914.4) Le Tome suivant: Les Tranchées 1915 (Paris 1931) est un peu plus esplicite; mais R. Poincaré s'attacae trop à de pe-tits détails laissant percer sa défiance ou plutdt son incompréhension vis à vis de l'Italie et surtout sa rancune contre l'Ambassadeur Tit-toni. On suit facilement, dans la lecture de ce Journal, le récit des premières négociations amorcées à Londres par les représentants de l'Entente et le marquis Imperiali, les réticences de Sazonow quant au futur équilibre de l'Adriatique, les difficultés soulevées par la
) Paria 1932 (T. I.).
J Le ti tre cxact est Au scrvice de la Franca,
*i Qui rem pi lariuit rAmbufisadenc Tittoni en croùière dona la Met da Nord; *) R, Poincaré ne formulo auctm oonimentaixe sur la portée milita ire, navale et dìplo* niatiqne de la neutralité" italienne.