Rassegna storica del Risorgimento

DAVID PIERRE ; TALLEYRAND-P?RIGORD CHARLES MAURICE DE ; CISALPI
anno <1937>   pagina <1609>
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Le aspirazioni territoriali della Cisalpina, eoe, 1609
L'Espagne ne vous aime paa.
Non, mais elle noun respecte, et ecs intérets bieu entcndua l'obligent à demeu-Ter notre aillée.
Le citoyen Testi me parie le premier de la Cour de Twin.
C'est, dit-il, une Cour bicn perfide et crai nona deteste. Elle n'existérait plus sans l'appui de la France. Bonapartc a re tarde là chuie de ce gouvernement. Miot l'a protegé. l> Croyez moi, le gouvernement piéxnontais est un voisin dangereux pour le deux républiques.
Nous avons aussi des reproches à Ini faire, mais ici eneo re laissez faire le tems et la force des choses.
Oh, je sais bieu, ajouta le Ministre, que le tems aménera tòt ou tard rette revolution. Une monarchie semblable ne peut subsister, rcsserée comme elle l'est entro deux républiques. La Toscane elle nicme y passera, me dìt le citiyen Testi.
Pent-ètre plus tard que Ics autres, lui observai-je. Les loix de Leopold, la douceur du pays atlachent les toscans à leur gouvernement, et puis la proteetìon de la maison d'Autriche soutiendra le Gran Due.
Le citoyen Testi convint de la justesse de cette observation. Nous parlarne aussi de Naples. Le citoyen Testi m'assura qu'il y avait douze mille patriotes en prison dans ce royaume.
Tant mieux, lui dis-jc, cette persécution enfantera cent mille autres patriotes, qui déUvreront un jour leurs parens et leurs amis.
Tellcs sont, citoyen ministre, les idées du citoyen Testi sur les autres gouverne­ment? d'Italie et sur la maison d'Autriche. Ces vceux pour la régeneration des autres peuples tiennent sans doute à des scntimens philantropiques; mais dans la Republique Cisalpine ils tiennent aussi à l'ambition de s'agrandir. Le gouvernement dissimule un peu ce désir; mais les simples citoyens l'expriment dans tonte sa vivaci té; je m'en suis plusieurs fois convaincu par moi méxne. Ils disent publiquement, ils répètcnt sans cesse que l'Italie ne sera puissante et heureuse qu'autant qu'elle formerà une seule republique. C'est sur cette ambition naissantc qu'il faut veiller sans cesse.
Ses conséquences pourraient nous susciter encore des guerres désastreuses.
Le6 resultate, s'ils etaient beureux ponr la Cisalpine, nous deviendraient funes-tesi Cette republique échapperait à notre inJluence. Il m'a scmblé qu'elle en était déja intpatiente.-
Dans tont ce que m'a dit le ministre cisalpin j'ai vu percer cette passion secrète. Il ne s'expliquait pas heancoup: mais quelques expressions cchappécs dans la chaleur de la conversatìon, les réponses que je l'obligeait de me faire, le ton qu'il y mettait, tont m'a confirmé dans l'opinion que j'avais depnis longtems concue. Lo citoyen Testi m'a parie de la Republique Romaine, mais avec une sorte d'indifTércncc et de dédain.
Cette republique est fccès cmbarasséc ponr ses finances, m'a-t-ii dit. Le pape ne lui a laissé que des dettes à payer.
Voila Ics proprcs expressions du ministre cisalpin. Mais il scmblait plutdt me dire: cette republique est trop .faible, trop indigente pour se soulenir par elle m6me: il faut la réunir à la Cisalpine.
>) Miot de Melito, ministro degli Esteri sotto la Convcnzionenasàoiude,ruamba-sciatore francese a Torino nel 1797 e venne sostituito, dopo il colpo di stato del 18 jfruttidoro, col Ginguené.